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astrologie

Se sentir coupable


La culpabilité saine réside en une sorte de gendarme intérieur qui agit de manière ponctuelle. Cependant, force est de constater que nous l’entretenons à notre insu, parfois durant des années, en nourrissant des pensées culpabilisantes. Celles-ci ravivent continuellement l’émotion de culpabilité, la transformant progressivement en sentiment de culpabilité malsaine ou en se sentant fautif, et ce même en absence de fautes dont nous sommes vraiment responsables.

Cet article est le premier sur la culpabilité et la culpabilisation. suivront :

Culpabilité : émotion ou sentiment ?

La culpabilité réside en un ressenti qui se manifeste autant sous la forme d’une émotion que d’un sentiment. Dans le premier cas, elle s’accompagne de bouleversements physiologiques qui ne durent pas plus de quelques minutes.

les battements du cœur s’accélèrent
le rythme respiratoire augmente
le corps devient plus chaud
frissons
transpiration
la chair de poule
des rougeurs
les expressions du visage se modifient
etc.

L’émotion est tout autant affaire de bouleversements psychologiques. En effet, le cerveau perçoit les modifications corporelles et leur attribue une qualité (agréable ou désagréable) que l’on nomme affect. Un affect agréable donne lieu à un mouvement d’attraction, tandis qu’un affect désagréable se traduit par un mouvement de répulsion.

Cette évaluation d’expérience globale, qui s’effectue en fonction du contexte, demeure profondément subjective. Une même situation, par exemple l’échec à un examen, se traduira par de la peur chez quelqu’un (que vais-je devenir ?), de la colère chez un autre (c’est injuste). La part psychique dans le phénomène de l’émotion reste par conséquent déterminante.

L’émotion apparaît donc comme une réaction passagère. Mais nous avons tous déjà expérimenté des états affectifs durables. C’est là que le sentiment entre en scène. Sous la forme sentimentale, ces bouleversements apparaissent nettement moins intenses, car la culpabilité devient en grande partie mentale. C’est l’esprit qui se trouve principalement affecté, et ceci, sur une longue durée, pouvant même s’étendre sur toute une vie.

L’astrologie et les prédispositions aux affects

Dans un thème astral, c’est la lune qui évoque les émotions et les besoins propres à chacun. Une lune qui aspecte Vénus sera prédisposée à plus facilement conserver en mémoire les affects positifs. Par contre, une lune qui aspecte Saturne sera prédisposée à conserver en mémoire les affects désagréables liés à la limitation. Quant à un aspect à pluton, prédispose à conserver en mémoire les traumas, les moments bouleversants

Dans la réalité, il est toutefois difficile de démarquer avec précision la culpabilité émotionnelle de la culpabilité sentimentale, puisque ce ressenti à tendance à se renouveler et à se répéter fréquemment.

Culpabilité ou honte ?

À l’origine, ce qui déclenche la culpabilité est l’impression d’avoir commis une faute qui a causé du tort à quelqu’un. Il est important de relever que c’est bien plus l’impression subjective d’avoir occasionné un tort qu’un préjudice clairement avéré qui est la cause de ce ressenti.

Mais qu’est donc qu’une faute ? Une faute demeure volontaire ET consciente, elle est clairement commise dans le but conscient de nuire. De là provient le fameux « responsable mais non coupable ».

« Je suis à l’origine de ton mal-être, mais je n’ai pas voulu ton mal-être ».

Les tourments intérieurs qu’elle inflige apparaissent comme le prix du manquement à des règles (sociales, familiales ou personnelles) que nous jugeons importantes. Dans ce cas, la réparation de la faute ou la présentation d’excuses permet d’alléger la culpabilité.

Cette culpabilité dite saine, pousse le fautif à réparer ses erreurs ou à dédommager les personnes lésées. Mais elle présente également un aspect préventif : par anticipation, on évite de commettre des fautes. Comme un gendarme intérieur, la fonction originelle de la culpabilité est de permettre une vie sociale en incitant à respecter les règles et à réparer les torts commis.

voler et priver quelqu’un
maltraiter volontairement une personne
nuire volontairement à quelqu’un pour son propre profit
frapper quelqu’un
accidenter quelqu’un (en état d’ébriété ou au téléphone)
nuire à quelqu’un par esprit de vengeance
médire pour blesser
etc.

La culpabilité n’est pas à confondre avec la honte. La première renvoie à l’idée de faute, alors que la seconde est liée à un sentiment d’infériorité.

Avoir l’impression de ne pas être à la hauteur est générateur de honte. L’importance est de taille, puisque la honte pousse à fuir le regard d’autrui et à se cacher, alors que la culpabilité incite à réparer ses torts. Dans les faits, la culpabilité peut aussi s’accompagner de honte.

« J’ai failli, je me sens coupable » et « n’importe qui aurait fait mieux, j’ai honte »

À quoi peut bien servir la culpabilité

Nous l’avons vu, la culpabilité saine réside en une sorte de gendarme intérieur qui agit de manière ponctuelle. Cependant, force est de constater que nous l’entretenons à notre insu, parfois durant des années, en nourrissant des pensées culpabilisantes. Celles-ci ravivent continuellement l’émotion de culpabilité, la transformant progressivement en sentiment.

Ce mécanisme n’est souvent ni conscient ni volontaire. Il s’explique par les bénéfices secondaires qu’il procure.

À ce stade, nous distinguons

La faute réelle
La faute supposée

La culpabilité : se punir soi-même

Le premier avantage de la culpabilisation (faute supposée) réside dans la faculté de nous punir nous-mêmes, ce qui est une façon de garder le contrôle sur ce qui nous arrive. De plus, grâce à cette autopunition, nous pouvons nous offrir une bonne conscience. En effet, pour que l’idée de la justice que l’on nous a inculquée soit respectée, les fautifs doivent être punis.

La personne qui se sent fautive peut alors :

se priver de tout plaisir
s’isoler
se tuer à la tâche
se forcer à l’obéissance
se priver de tout pouvoir personnel
se faire toute petite
s’autodétruire (alcool, drogues, dépression)
etc.

Dans le cas de la culpabilité morbide, nous sommes les seuls à nous reprocher des fautes imaginaires, nous sommes donc les seuls à pouvoir nous punir.

La culpabilité : sentiment de toute-puissance

Celui qui se sent coupable s’estime responsable des malheurs survenus, ce qui implique qu’il avait le pouvoir d’agir différemment :

« J’aurais dû »
« J’aurais effectivement pu ».

Alors que nous demeurons habituellement conscients que le cours des choses ne dépend pas uniquement de nos propres actions, celui qui se culpabilise prend l’entière responsabilité de ce qui est arrivé. Comme si les autres ne possédaient pas de liberté de choix, comme si les événements étaient déterminés une fois pour toutes.

Il se dit : « Si je m’étais comporté différemment, rien de tout cela ne serait arrivé » plutôt que « J’aurais peut-être pu éviter cela ».

Il quitte le domaine des probabilités pour rejoindre celui des certitudes. L’impression de toute-puissance se retrouve derrière chaque sentiment de culpabilité. La toute-puissance reste la face cachée de la culpabilité. En réalité, ce sentiment est totalement illusoire, mais il nous permet de donner un sens aux événements, qui sans cela pourraient paraître gratuits, nous réduisant à l’état de marionnettes. Renoncer à ce pouvoir, c’est par conséquent déjà commencer à se libérer de la culpabilité.

La culpabilité et le sentiment de toute-puissance : premier exemple

La mère qui se sent coupable de laisser son enfant à la crèche pense qu’il suffit de rester à la maison avec les enfants pour forcément être une bonne mère. Elle pense que ceux-ci vont mieux se développer avec elle qu’à la crèche. C’est possible, mais ce n’est pas une certitude, loin de là. Dans les faits, aucune mère ne dispose du contrôle de tous les facteurs influençant le bon développement de son enfant. Une kyrielle d’événements, de situations et de contextes peuvent s’en mêler. Tout au plus, nous pouvons faire de notre mieux.

En outre, il a été prouvé que la crèche présente des opportunités indéniables de socialisation et d’apprentissage des règles de la société.

Ensuite, elle « décide » par anticipation que son enfant éprouvera obligatoirement de la tristesse. Elle projette sur cet enfant, des émotions qui ne seront pas forcément les siennes. En pensant ainsi, il y a en effet de fortes chances que cela soit le cas, car les enfants apprennent à ressentir les émotions par le biais de leurs parents. Ils sont de parfaits imitateurs. Mais cette émotion aura été induite, elle n’existait nullement à la base.

Par exemple, un parent en colère et agressif va pousser son enfant (souvent inconsciemment, malheureusement pas toujours) à introjecter la colère. Il en va de même avec les sentiments (culpabilité, dévalorisation, etc.).

La culpabilité et le sentiment de toute-puissance : second exemple

À l’inverse, l’enfant qui nourrit en lui le sentiment d’être fautif du divorce de ses parents :

« Si j’avais été gentil »
« Si j’avais été suffisamment obéissant »
« Si j’étais quelqu’un de bien »
«etc.
Mes parents ne se seraient pas séparés.

Très inconsciemment, l’enfant s’accorde une toute-puissance : le fait d’être capable, de pouvoir à lui seul faire en sorte que ses parents s’aiment. Dans la réalité, l’amour ou le désamour que se portent ses parents ne sont pas de son fait.

Il m’est arrivé de rencontrer des « ex-enfants » qui se sentent coupables de la mort de leur parent. Je pense à Christian, qui, adolescent, était en colère contre son père et pensait intérieurement « s’il pouvait disparaître, ce con ». Son père est mort 4 jours plus tard d’un accident de voiture. Il a grandi avec cette culpabilité en lui. Culpabilité synonyme de toute-puissance :

« Si je n’avais pas pensé cela, mon père ne serait pas mort ».

Dans la réalité, sa pensée n’a eu aucune influence sur le comportement du chauffard ce jour-là. Et même s’il n’avait pas eu ce type de pensée à l’égard de son père, ou mieux, s’il avait pensé, « papa, je t’aime », cela serait quand même arrivé. Nous ne possédons aucun contrôle sur la mort, les accidents et les maladies. Tout au plus, nous pouvons rester vigilants.

Les pensées du type :

« Je n’ai pas pu sauver mon père (ma mère), si j’avais fait ceci ou cela, cela ne serait pas arrivé, c’est de ma faute » demeurent du même acabit.

Le fait est que certaines réalités échappent à notre contrôle et que nous ne sommes jamais seuls décisionnaires. Ensuite, pour être pleinement décisionnaire, il faut avoir accès à un « moi » psychiquement bien construit, fort, capable de résister aux assauts de l’inconscient, des affects (émotions et sentiments) qui altèrent notre capacité de discernement.

La culpabilité morbide

Il arrive aussi que l’on ressente de la culpabilité sans qu’aucune faute n’ait été commise, sans qu’aucun préjudice n’ait été causé. C’est alors une culpabilité dite morbide parce que le mécanisme naturel est perverti. Cette culpabilité fait feu de tout bois. Tous les prétextes sont alors bons pour se sentir coupables :

ne pas être parfait
ne pas avoir été là au moment du décès d’une personne chère
déranger les autres
avoir mieux réussi que ses frères et sœurs
mettre son enfant à la crèche
le divorce de ses parents
l’échec scolaire de son enfant
la jalousie de son conjoint
etc.

La faute apparaît ici purement subjective. Cette culpabilité injustifiée, qui peut être héritée de l’éducation, demeure très pénible à vivre. Elle peut finir par miner sérieusement le bien-être des personnes atteintes.

Autant la culpabilité justifiée par un préjudice effectivement causé reste saine et utile, autant la culpabilité gratuite reste pathologique et inutile.

Origines de la culpabilité

Interdits et culpabilité

Le sentiment de culpabilité apparaît chez le bébé lorsqu’il traverse la phase anale de son développement, accompagné des interdits que posent les parents. Interdits, qui ont pour but d’intégrer progressivement les règles sociales. Cette phase intervient après la phase dite « orale », dont la résultante est le fait de se sentir aimé. Celui qui se sent aimé et protégé est moins susceptible d'être sujet à la culpabilité injustifiée. 

La phase du sentiment de « toute puissance » a lieu entre 0 et 6 mois et diminue progressivement si les parents introduisent tout aussi progressivement la notion de frustration et de patience.

Les récompenses et les sanctions (appropriées) lui permettent d’intégrer ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. En ressentant de la culpabilité, l’enfant va intérioriser cette notion d’interdit. Les psychanalystes parlent du « surmoi » en lutte constante avec le « ça » : les pulsions, les désirs et les instincts. Le « surmoi » permet le renoncement à son propre plaisir afin de se plier aux normes et exigences de la société.

Je vous voir venir, toutes les exigences de la société et des parents ne sont pas constructives et sont mêmes issues de la pure manipulation. C’est vrai, mais c’est encore un autre débat.

Un enfant qui est incapable de ressentir la culpabilité ne tiendra pas compte des autres et de leurs souffrances. La saine culpabilité est indispensable à toute vie sociale. Elle est par conséquent introduite par les adultes qui s’occupent de lui. Ceux-ci l’incitent à ne pas réitérer les comportements qu’ils réprouvent en manifestant leur mécontentement et en les punissant.

L’éducation trop laxiste (l’enfant roi, « pourri gâté » à qui l’on ne refuse rien) est en vogue. Dans un premier temps, les parents se voient comme de bons parents : « mon enfant possède tout, il est heureux, il fait ce qu’il veut ». En réalité, cela engendre pour l’enfant une vie marquée par une intolérance à la frustration accompagnée de colères homériques. Lorsqu’un jour quelqu’un lui impose enfin des limites, cela provoque un violent refus de l’autorité, un refus des règles sociales, un comportement autocentré, et donc peu de culpabilité saine.

Le sentiment de culpabilité permanente, tout comme le fait de se défausser en permanence est appris au jeune enfant. Pour qu’il y ait « pathologie », il faut bien sûr que l’un ou l’autre soit systématique.

À l’inverse, un enfant qui subit trop d’interdits injustifiés ne peut pas avoir confiance en sa propre capacité décisionnaire, en sa propre capacité de discernement.

« Ce que je fais est toujours interdit, donc c’est toujours mal, donc je suis toujours fautif, donc je vais m’abstenir de faire »

L’éducation à grand renfort d’interdits et de culpabilité est malheureusement utilisée comme méthode éducative. Si elle procure dans un premier temps des avantages aux parents (soumission renforcée de la part des enfants), elle n’est en aucun cas saine puisqu’elle verse du côté de la manipulation. Les dégâts sont innombrables : vies marquées par la culpabilité, amour exagéré du pouvoir, perfectionnisme, etc. Et ceci, sur plusieurs générations.

En astrologie : le surmoi et le ça

Le « ça » est représenté par pluton et le signe du scorpion notamment en aspect à la lune ou à vénus

Le « surmoi » est représenté par Saturne et le capricorne notamment en aspect avec le soleil et/ou mars

« Le sentiment de toute-puissance » est évoqué par un accent sur le signe du lion (stellium dont la lune ou le soleil) ; pluton en lion et/ou maison 5 ; mars en maison 5 ; mars à l’ascendant en bélier ou en scorpion

Empathie et culpabilité

Interdire n’est pas suffisant, c’est la capacité d’empathie qui rend possible, la culpabilité. L’enfant est en effet capable de percevoir ce que les autres ressentent. Ainsi, il capte leur tristesse, leur déception ou leur colère et y réagit directement. L’enfant absorbe les émotions de ses parents à l’image d’une éponge et adapte son comportement dans le sens de leurs attentes.

Si nous sommes capables de percevoir la souffrance des autres et que cette souffrance nous affecte, nous allons éviter de leur nuire. Si nous sommes conscients de leur avoir occasionné un préjudice, nous ressentons de la culpabilité, ce qui est sain.

Un petit enfant cherche systématiquement à se conformer aux attentes des adultes qui s’occupent de lui. On appelle cela la loyauté familiale. Elle est inconsciente bien évidemment. « Si papa est triste, alors moi aussi je dois être triste et reprendre à mon compte sa tristesse. » Cela fonctionne avec les émotions comme la colère, ou la peur.

L’empathie en astrologie

Et, encore une fois, la planète gagnante est la lune (les émotions), suivie de Vénus (l’union) et de Neptune (la fusion/l’espace sans frontières).

Quand ces planètes sont bien disposées
L’éducation et la socialisation se sont bien passées

Alors l’empathie est présente.

N’allez pas croire qu’un thème très aquatique est obligatoirement synonyme d’empathie. Beaucoup de psychopathes possèdent un thème très aquatique. Ils possèdent donc, tel un prédateur, la capacité de ressentir la peur et l’angoisse des autres. Simplement, il leur manque un élément dans leur structure psychique : le remords et la culpabilité. Au lieu d’aider, ces prédateurs (manipulateurs) profitent de la faiblesse émotionnelle des autres.

C’est l’association : je perçois, je ressens et je limite mes propres pulsions pour prendre en compte l’autre qui aboutit au sentiment de culpabilité saine.

La culpabilité à l’âge adulte

Bon an mal an, l’enfant arrive à l’âge adulte. Comme pétris dans un environnement qui a contribué à développer sa prédisposition à culpabiliser, il voit désormais la réalité au travers d’un filtre. Soi, l’autre, le monde sont perçus en tant que victime ou bourreau ou sauveur. Il s’est structuré selon un schéma de culpabilité et avance comme s’il n’existait aucun autre système. C’est devenu sa référence, la seule qu’il connaît.

Pas de chance, le monde adulte lui offre de multiples occasions de culpabiliser et d’entretenir son état d’insatisfaction chronique personnelle. L’environnement affectif, professionnel et social regorge de stimuli qui réactivent presque quotidiennement sa culpabilité. Les messages se suivent et se ressemblent. Il y a toujours :

celui de papa-maman,
mais aussi celui du conjoint,
de son entreprise et/ou de ses clients
celui des médias
et même des psys.

Leurs attentes, réelles ou supposées, contribuent à entretenir le sentiment d’être fautif.

La culpabilité malsaine

La culpabilité morbide est une déformation de la compassion humaine. Cela s’apprend jeune. Par exemple, si le ou les parents font croire à l’enfant qu’il est la cause de leur mal-être. Il n’en est jamais rien. Il ne faut pas confondre les causes et les déclencheurs des émotions. La cause d’une émotion est toujours intérieure : un besoin insatisfait. Devenu adulte, cet enfant accusé d’être « coupable » réagira de la même manière dans bon nombre de situations.

Des phrases comme :

« Tu m’énerves ! »
« Tu vas me rendre fou ! »
« Tu vas me faire mourir de chagrin »
« Je suis tellement malheureux (honteux) de ta conduite »

Les bêtises d’un enfant sont peut-être le déclencheur (encore une fois, bien souvent l’enfant n’en est pas conscient) de ces différentes émotions de mal-être, mais en aucun cas leur cause. Ce n’est pas la situation elle-même (ici la bêtise) qui crée les émotions, mais l’interprétation que nous faisons de la situation.

La preuve en est, c’est que, face à la même bêtise (situation), chaque personne aurait une réaction (émotions/affects) différente.

Ainsi, chaque fois que les parents imputent la cause de leurs états d’âme à l’enfant, ils renforcent son sentiment de toute-puissance ET de culpabilité. L’enfant se croit responsable (ou investi d’une toute-puissance inconsciente) de nous rendre joyeux, en peine, en colère.

En fait, le parent est en colère ou bien triste car son besoin :

d’assurer la sécurité de l’enfant (interprétation possible : il va se mettre en danger)
ou son besoin d’être aimé (interprétation possible : c’est sûr, cet enfant ne m’aime pas)
ou encore respecté (interprétation possible : je ne vaux rien à ces yeux)
ou reconnu dans son autorité (interprétation possible : je ne dois pas me montrer faible)
ou le besoin de se sentir parfait (interprétation possible : je suis nul, je suis un mauvais parent)
ou le besoin de calme, de paix (interprétation possible : toute cette agitation me stresse, mais je ne devrai pas ressentir cela)
Etc.

N’est pas satisfait. C’est un conflit émotionnel interne au parent qui éprouve ces émotions.

Quand quelque chose déclenche en nous une émotion, nous pouvons y mettre un terme. Plus ou moins facilement. Mais les thérapies existent pour nous y aider.

Si un parent en colère décide de sortir et de se calmer, il agit sur son affect et redescend en pression, alors même que la bêtise a bel et bien été faite. Si la bêtise faite (ou considérée comme telle) était la cause absolue de la colère, le parent ne pourrait pas redescendre en pression.

Un enfant nourri à la colère ou au ressentiment accumule bien plus de risques d’agresser lui aussi ; il en est de même d’un enfant nourri à la culpabilité. De plus, se sentant responsable de la colère ou de la tristesse des autres, il accusera son entourage, à son tour, d’être responsable de ses états d’âme. Il ne cherchera pas à travailler sur les déclencheurs qui se trouvent pourtant en lui et ne cherchera pas de moyens afin de satisfaire ses besoins.

La plupart des parents (malheureusement pas tous) n’en ont pas conscience et sont eux-mêmes victimes de cette déviance psychologique. Ils n’ont pratiqué aucun travail sur eux (ils n’en avaient pas conscience) et ainsi naissent des lignées de :

culpabilisés / culpabilisateurs
colériques / agressifs
victimes / bourreaux
manipulés / manipulateurs
dépressifs / dévalorisants
abusés / abuseurs
rejeté /rejetant
etc.

Jusqu’à ce que l’un d’entre eux en prenne conscience et décide d’y mettre fin en travaillant sur lui.

Raison, il faut garder, si les cabinets des thérapeutes sont remplis, c’est qu’au final certains de ses « ex-enfants », parents ou non, cherchent à comprendre et cherchent une solution.

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