Psychopathie et astrologie

La psychopathie est un trouble du comportement. L'astrologie permet de déceler des indices, mais le thème astral seul ne suffit pas à confirmer la psychopathie. Elle résulterait d'une reaction chimique entre un caractère de base et un environnement social et familial. Ce dernier servirait alors de déclencheur et de nourriture à la personnalité psychopathe.

Sommaire

    Psychopathie, maladie ou trouble de la personnalité ?

    Lorsque la psychiatrie se réfère au trouble de la personnalité, il fait une distinction prudente entre la maladie et le caractère. La maladie est quelque chose qui déforme le caractère de base et peut impliquer la possibilité d’une « guérison ».

    La maladie peut être liée à des facteurs physiques ou psychologiques ou les deux, mais il s’agit d’un état « altéré », plutôt qu’inné. En revanche, les qualités de caractère inhérentes ne sont pas « guérissables » parce que c’est simplement ainsi que la personne est faite. On pense maintenant généralement que la psychopathie n’est pas « guérissable » parce qu’il n’y a pas de maladie à guérir.

    Cette distinction nous emmène immédiatement dans un terrain très délicat. L’une des questions est de savoir si le comportement psychopathe est créé par l’environnement ou s’il est inné, presque certainement exacerbé par l’environnement, mais déjà là dans le potentiel.

    Si elle est innée, alors il devrait y avoir un certain reflet de celui-ci dans l’horoscope natal.

    Il est intéressant de noter que 84 % ont subi des sévices d’enfance. Ce chiffre soutient apparemment l’argument des « psychopathes qui le deviennent », bien qu’il ne contredît pas nécessairement la présence possible de tendances génétiques ou constitutionnelles. La violence physique, sexuelle ou violente pendant l’enfance semble être un élément majeur — ou un déclencheur majeur — dans le développement de tendances psychopathiques violentes.

    En effet, 65 % d’entre eux ont des anomalies du lobe frontal d’une sorte ou d’une autre. Le lobe frontal du cerveau est lié à des facultés telles que le jugement, la maîtrise de soi, la capacité de planifier dans l’avenir et la capacité d’équilibrer les besoins individuels avec les besoins du groupe. Les anomalies du lobe frontal sont parfois liées à des dommages physiques réels, causés par des facteurs tels que les tumeurs, les accidents, les traumatismes à la naissance ou les conditions héréditaires. Les comportements découlant de ce genre de dommages physiques peuvent certainement ressembler à de la psychopathie. Le cerveau, bien que physiquement normal, ne réagit pas de la manière habituelle aux déclencheurs émotionnels visuels ou verbaux.

    Cela soulève une question très importante. Cette activité perturbée dans le cerveau est-elle un facteur physiologique qui provoque un comportement psychopathique, ou la psychologie de l’individu crée-t-elle ce genre de réponse cérébrale ? Nous ne connaissons pas la réponse. Dans toute exploration de la souffrance psychologique, nous sommes toujours confrontés à l’énigme éternelle de l’esprit et du corps : qui affecte lequel ? Le cerveau affecte-t-il, ou même dicte-t-il, la psychologie et le comportement humains ? Ou la psychologie humaine et le comportement produisent-ils des effets dans le cerveau ? Ou font-ils tous les deux partie d’un seul paquet, inséparable et acausal ?

    Le terme « psychoïde » de Jung décrit le terrain unificateur qui contient à la fois la réalité physique et psychique, et c’est la perspective que nous, en tant qu’astropsychologue, avons également tendance à suivre. Un symbole astrologique décrit les deux niveaux de l’existence humaine, et nous ne pouvons souvent pas différencier à partir du thème seul, sur quel niveau une configuration astrologique particulière sera exprimée.

    Ce n’est pas que le corps affecte l’esprit, ou que l’esprit affecte le corps. Ils sont plutôt des miroirs les uns des autres : simultanés, synchrones et faisant partie de la même réalité individuelle unifiée.

    L’inefficacité de la thérapie

    Les psychopathes ne semblent pas répondre à l’intervention thérapeutique. En d’autres termes, oubliez le « avec de la compassion, chaque blessure peut être guérie ». Apparemment, nous ne pouvons pas travailler en thérapie la psychopathie, quelle que soit l’approche adoptée. Il n’y a pas vraiment de désir d’être aidé chez ces personnes. Quand ces gens sortent de prison, ils ont tendance à réitérer leurs crimes. Rien ne change, et il n’y a pas d’amélioration. La punition, que ce soit sous forme de privation ou de douleur physique, n’aide pas ni ne récompense un bon comportement. Il n’y a pas non plus de « déclencheur de peur ».

    La plupart d’entre nous aimeraient penser que nous sommes des gens moraux, et que nous obéissons à des règles parce que nous sommes bons et décents. Néanmoins, bien que cela soit sans doute en partie vrai, une grande partie de notre bonté et de notre décence est basée sur la peur de ce qui se passera si nous n’obéissons pas aux règles. Notre bonté est un mélange très humain d’une véritable empathie pour les autres et une évaluation réaliste, basée sur ce que nous avons appris de l’expérience passée, du prix que nous devrons payer si nous laissons libre cours à nos pulsions.

    La capacité d’apprendre de l’expérience passée semble manquer dans le comportement psychopathe. Il n’y a pas de capacité à apprendre de la punition antérieure — seulement une obsession écrasante de ne pas se faire prendre. Il y a une absence marquée de la peur de l’individu socialisé de l’ostracisme et de la punition de la société si ses lois sont violées.

    La psychopathie est un domaine effrayant à explorer. Comment pouvons-nous commencer à comprendre les enfants qui assassinent délibérément et de sang-froid d’autres enfants ?  Sont-ils des psychopathes endémiques, ou sont-ils victimes d’un rôle parental terrible ou d’une société corrompue ?

    Selon la psychiatrie, il est possible de diagnostiquer la psychopathie au début de l’adolescence, et les comportements sont visibles à l’œil exigeant, même dans l’enfance. Il y a souvent une histoire de torture des animaux, de cruauté envers les autres enfants, de rébellion violente contre les parents, d’absentéisme et de mensonge constant. Cela peut être observable même chez les très jeunes enfants.

    Le comportement psychopathe semble être en augmentation. Selon les estimations conservatrices, 4 % de la population a des tendances psychopathiques, sinon un comportement psychopathique complet. La question de savoir s’il y a vraiment une augmentation, ou si nous la remarquons simplement davantage, est une autre question importante, mais sans réponse.

    En outre, cela dépend de la culture dans laquelle nous vivons. Il y a des cultures où il est acceptable de couper la main d’une personne si elles volent une tomate d’un étal du marché, et où il est acceptable d’exécuter une femme si elle commet l’adultère, ou la mutile avec une clitoridectomie afin d’assurer sa fidélité.

    Nous devons faire très attention à la façon dont nous définissons le comportement psychopathe, parce que les catégories apparemment fixes et immuables de bien et de mal varient d’une culture à l’autre et d’une époque de l’histoire à l’autre. Certaines personnes croient qu’il existe une morale humaine fondamentale et intrinsèque que le comportement psychopathe viole. D’autres croient que la psychopathie est relative au milieu culturel.

    Astrologie et image clinique de la psychopathie

    La psychopathie a-t-elle à voir avec Mars ? Avec la Lune ? Je ne crois pas que nous puissions trouver une « configuration psychopathique » dans le thème astral de naissance. Mais nous pourrions réfléchir aux configurations facilitantes.

    Si votre partenaire vous a rejeté, cela ne signifie pas qu’il est psychopathe. Nous pouvons facilement accuser quelqu’un d’être psychopathe quand il nous a blessé émotionnellement. Mais comment définir quelqu’un qui manque de sentiment ? Est-ce que cela signifie que la personne manque de sentiment en général, ou cela signifie-t-il que la personne manque de sentiment pour nous personnellement ?

    La psychopathie et le charme

    Le charme apparaît sur toutes les listes cliniques décrivant le comportement psychopathique. C’est le moyen caractéristique par lequel la personnalité psychopathe navigue dans les situations sociales.

    Essayez de vous rappeler que tous les criminels ne sont pas psychopathes, et tous les psychopathes ne sont pas des criminels.

    Les gens peuvent commettre des meurtres et d’autres crimes brutaux dans un état de détresse émotionnelle extrême, ou parce qu’ils sont fous. Mais les psychopathes ne sont pas fous. Ils ont une capacité remarquable de manipuler avec beaucoup d’aisance, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles la psychopathie est appelée un trouble de la personnalité et non une maladie.

    Dans la personnalité psychopathique, le charme est une forme très sophistiquée d’adaptation sociale, qui reflète paradoxalement à la fois la dissociation émotionnelle et une relation réaliste avec la réalité extérieure. La capacité d’être charmant alors que l’on envisage froidement de manipuler ou même de détruire un autre individu est l’une des principales caractéristiques comportementales de la psychopathie.

    Vénus, Cupidon, le signe du taureau ou de la balance sont souvent des facteurs prédominants dans le thème.

    La psychopathie et la sensation grandiose d’estime de soi

    La deuxième caractéristique liée à la psychopathie est l’inflation du moi. L’individu psychopathe peut être convaincu qu’il ou elle a une mission — de tuer des prostituées, de convertir le monde à une religion particulière, ou de détruire le gouvernement américain. Le psychopathe a besoin de se sentir très, très important. Il y a souvent un élément messianique dans la psychopathie.

    Cela signifie aussi que le psychopathe se sent exempt des lois ordinaires. Les lois s’appliquent aux personnes ordinaires. Mais si l’on est spécial et intrinsèquement supérieur, on peut mentir, tricher, voler et prendre ce que l’on veut quand on le veut. En psychopathie, il n’y a pas de conscience sociale, pas de sentiment communautaire du tout. Mais il y a souvent une inclination irrésistible à se vanter afin de nourrir l’inflation, et c’est ainsi qu’un certain nombre de criminels psychopathes sont appréhendés.

    Maintenant, nous savons que le narcissisme, qui est une autre façon de décrire ce genre d’inflation, est le contraire de l’appréciation de soi authentique et le respect de soi. Le narcissisme est une forme de souffrance qui ne vient d’aucun sens de soi ; les délires de grandeur se forment alors comme une défense autour d’un sentiment terrifiant de vide et d’inutilité. La psychopathie reflète une structure de caractère profondément infantile : celle du petit bébé autour de qui le monde orbite, mais qui pourrait être confiné à l’oubli à tout moment.

    Le terme narcissisme peut nous donner une idée de l’un des facteurs astrologiques que nous pourrions examiner, parce que le narcissisme est, en grande partie, un problème solaire. Il implique un soleil faible qui cherche à compenser plutôt qu’un soleil fort qui possède un vrai sens du « moi ».

    Beaucoup de gens, peut-être même la plupart des gens, souffrent d’un certain degré de blessures narcissiques sans pour autant être des psychopathes accomplis.

    Mais un soleil en difficulté associé à d’autres facteurs astrologiques et des pressions environnementales pourrait nous alerter :

    • un aspect « Soleil Neptune » par exemple ou un soleil en maison 12 : confusion quant à sa véritable identité qui est perçue comme floue ou faible, la projection de notre soleil sur les autres, le souhait de vivre son soleil par procuration 
    • un aspect « soleil Saturne » avec le sentiment que l’autre nous bloque dans notre accomplissement ou notre volonté
    • un aspect « soleil Uranus » qui nous enferme dans une idéologie déconnectée de la réalité, la rébellion anarchique et le manque de mesure  
    • un aspect « soleil Pluton » qui envahit la conscience par le biais de pulsions incontrôlées associées à un sentiment de méfiance envers les autres et un désir de contrôle,

    Sont autant d’exemples, qui pris dans le spectre négatif des aspects planétaires peuvent évoquer un soleil en difficulté.

    La psychopathie et le seuil d’ennui faible

    La troisième caractéristique de la liste liée à la psychopathie est un seuil d’ennui bas. Le psychopathe a besoin d’une stimulation constante. Il éprouve beaucoup de difficultés à rester concentré sur le même sujet longtemps et il ne s’intéresse pas aux autres.

    Nous nous ennuyons si un sujet ne touche pas à nos sentiments ou vos émotions. Le psychopathe n’éprouve que peu ou pas d’émotions.

    Le signe et les aspects de Mercure peuvent certainement refléter le degré de flexibilité mentale. Mercure dans les signes mutables aime évidemment beaucoup de variété, tandis que mercure dans les signes fixes a une plus grande capacité de concentration. Mercure en aspect à Neptune nécessite une stimulation imaginative et expressive, tandis que Mercure en aspect à Saturne est mieux relié aux faits et au monde matériel. Une personne avec un aspect « Mercure mars » ou « Mercure Uranus » ou encore « Mercure Apollon » ou « Mercure Vulcain » aura besoin d’être stimulée constamment.

    Mais aucune configuration mercurienne ne fera de quelqu’un un psychopathe. Par ailleurs, chaque aspect peut se lire sur un large spectre du plus créatif au plus destructeur. Et le thème ne le dit pas, seul un dialogue avec la personne concernée peut nous aider à le discerner.

    L’esprit chez un psychopathe ne peut adhérer profondément avec quoi que ce soit ni qui que ce soit. Il doit être stimulé de l’extérieur parce qu’il n’y a rien à l’intérieur. Nous sommes une fois de plus dans le domaine du narcissisme. Si l’on est vide à l’intérieur, on n’a pas de ressources intérieures, et il faut trouver sa stimulation de l’extérieur.

    Comme la blessure narcissique, le problème d’une courte durée d’attention est en augmentation, et nous ne devrions pas être surpris que la psychopathie aussi soit en augmentation.

    Nous produisons génération après génération des gens qui ont perdu la capacité de se stimuler mentalement et avec imagination. Ils ne savent pas comment le faire parce qu’ils ont été formés pour recevoir les images d’ailleurs au lieu d’enrichir leur propre monde intérieur (qui a plus à voir avec la lune et Neptune) qu’avec des jeux qui leur sont propres ou bien des livres qui stimulent leur imagination.

    Par exemple, la télévision qui fait office de baby-sitter.

    La psychopathie et le mensonge pathologique

    Le numéro quatre sur la liste clinique liée à la psychopathie est le mensonge pathologique. Mentir est quelque chose que tout le monde fait à un moment donné dans sa vie. Quand on ment, pourquoi mentons-nous ?

    Nous mentons pour cacher quelque chose, pour nous protéger, pour échapper à une sanction, par honte, etc.

    La peur de l’autorité, qu’elle soit parentale ou éducative, fait naturellement mentir de nombreux enfants, même s’il n’y a pas de punition réelle. Mais les enfants savent qu’ils mentent dans de telles circonstances, et ils savent aussi pourquoi.

    Le motif du mensonge peut souvent sembler méchant et égoïste à travers des yeux extérieurs, mais parfois le but est plus altruiste. Parfois, nous mentons afin d’éviter de blesser quelqu’un, pas parce que nous avons à gagner de lui. Ou nous mentons pour protéger les êtres chers contre un traitement injuste de la part des autres. Mais que nous soyons méchants ou nobles, nous mentons pour parvenir à une fin spécifique.

    Le mensonge pathologique se distingue par le fait qu’il ne sert à rien. On ment parce que c’est tellement amusant de duper les gens.

    Le psychopathe ment parce que c’est tellement amusant. La notion d'emprise sur l'autre est ici très claire. Couvrir ses traces fait évidemment partie de toute activité criminelle, et puisque l’activité criminelle fait souvent partie du mode de vie de l’individu psychopathe, il ou elle mentira afin d’éviter de se faire prendre. Mais ces gens vont aussi mentir parce qu’il y a un désir d’humilier et d’humilier les autres, même si les autres ne se rendent pas compte qu’on leur ment.

    Cela se rapporte à son tour au sens grandiose de soi que nous avons déjà examiné, et à la blessure insoluble qui la sous-tend. Pourquoi faut-il se sentir si supérieur aux autres, à moins que l’on ne se sente tout à fait petit, misérable et sans valeur quelque part en dessous ?

    La Psychopathie et le mensonge pathologique : facteurs astrologiques

    Parmi les facteurs astrologiques possibles liés au mensonge :

    • mercure trigone Neptune (pensée déformée, inventée, fantasmée, sublimée)
    • mercure en maison 12
    • mercure Pluton (parole manipulatrice)
    • mercure Saturne (ne pas oser dire par peur, minimiser)
    • mercure Hadès (cacher ce que l’on pense vraiment)
    • mercure Jupiter (exagération, emphase)
    • Mercure vénus : embellir, adoucir, parole mielleuse, charmeuse
    Mais aucune configuration mercurienne ne fera de quelqu’un un menteur à coup sûr. Chaque aspect peut se lire sur un large spectre : du plus créatif et positif au plus destructeur. Et le thème ne le dit pas, seul un dialogue avec la personne concernée peut nous aider à le discerner.

    La psychopathie et la duperie

    La cinquième caractéristique de la liste liée à la psychopathie est alliée au mensonge pathologique, et elle est appelée « duperie ». La duperie signifie la capacité de séduire d’autres personnes qui auront alors confiance dans ses mensonges.

    L’escroc réussi utilise l’arme du charme et de la duperie.

    Dans les mains du psychopathe, l’escroquerie est utilisée non seulement pour un gain personnel, mais aussi pour le plaisir de tromper les autres et de les transformer en imbéciles. Il est lié à un sens grandiose de soi de la même manière que le mensonge pathologique : d’autres personnes sont dupées et donc on se sent supérieur. Il fournit également une solution au problème d’un seuil d’ennui bas, parce que l’escroquerie d’autres personnes garde l’esprit occupé et rend la vie plus intéressante :

    • « Qui sera le prochain ? »
    • « Puis-je m’en tirer à nouveau ? »
    Plus la victime est importante, plus le psychopathe se sent puissant et supérieur.

    En outre, nous facilitons l’escroquerie des psychopathes, parce que nous sommes très facilement dupables. Nous sommes dupés par nos désirs émotionnels et spirituels, nos désirs matériels et notre conscience sociale.

    Nous sommes dupés par des politiciens qui nous promettent un monde meilleur, et par des annonceurs qui promettent que nous serons plus heureux, plus beaux et plus accomplis si nous achetons leurs produits. Nous nous sentons facilement mal si nous nous sentons égoïstes, malveillants ou politiquement incorrects. Le psychopathe le sait et en profite largement tout en jubilant.

    La Psychopathie et la duperie — facteurs astrologiques

    • vouloir tout avoir : importance du signe du taureau et de la maison 2
    • le charme : importance de vénus, du taureau et de la balance
    • l’inflation du moi : accent sur le soleil, la maison 5, Jupiter, Zeus et Apollon
    • La manipulation : pluton — par la parole = mercure
    • se faire passer pour un sauveur — importance de Neptune ou de « Jupiter Neptune » souvent liée au soleil

    La psychopathie et le manque de remords

    Maintenant, nous arrivons à la caractéristique la plus importante sur la liste des traits communs aux psychopathes : le manque de remords.

    Habituellement, si nous avons blessé par inadvertance quelqu’un, ou même si nous avons délibérément blessé quelqu’un, nous nous sentons en détresse par la suite. Notre sentiment de remords peut être en partie enraciné dans un code éthique, une vision religieuse ou un ensemble d’idéaux, mais il découle également de notre capacité à s’identifier et à ressentir ce qu’une autre personne ressent.

    Dans le comportement psychopathe, il n’y a pas de remords, parce qu’il n’y a pas de compassion. Les psychopathes sont généralement capables de s’imaginer à la place d’une autre personne, parce qu’ils sont souvent d’une intelligence supérieure à la moyenne. Ils peuvent voir à quoi ressemble le monde du point de vue d’une autre personne. Ils savent ce que ça ferait. Mais ils ne ressentent pas ce que ça ferait. En d’autres termes, la capacité de la perspicacité psychologique est présente, mais le sentiment d’empathie ne l'est pas.

    Nous avons tendance à penser que les personnalités psychopathes sont dépourvues de la capacité de comprendre les sentiments des autres. Mais ils comprennent trop bien. Ils ne perçoivent que trop bien les émotions des autres. Non seulement ils en jouent, mais ils sont incapables de les ressentir en eux et d’apporter une réponse appropriée.

    Ainsi, la capacité de comprendre une autre personne est souvent assez aiguë dans la personnalité psychopathe, mais il n’y a pas de remords, pas d’empathie, pas de pitié pour l’autre personne. C’est comme un organe manquant.

    Nous voulons croire que même les personnes très violentes peuvent être réhabilitées, mais la réadaptation dépend de la capacité à éprouver des remords et à ressentir des émotions.

    En raison du charme et de la capacité de mentir avec habileté, la psychopathie n’est souvent pas visible de l'extérieur. Nous ne le voyons pas parce que le psychopathe peut être si convaincant. C’est pourquoi nous trouvons souvent ces gens en politique, surtout quand un pays est faible et à la recherche d’un leader fort pour restaurer sa fierté. Ce n’est pas seulement notre crédulité qui ouvre la porte à l’escroquerie du psychopathe. C’est aussi notre besoin désespéré de trouver quelqu’un ou quelque chose en dehors de nous-mêmes qui nous rachètera.

    On remarque souvent les planètes « animus » comme mercure et Uranus assez fortes et une lune qui ne fonctionne pas (voir plus bas).

    La psychopathie et le manque de maîtrise de soi

    Le manque de maîtrise de soi comprend des caractéristiques telles que l’impulsivité extrême et l’incapacité de tolérer la frustration. Ce dernier est très important, parce que notre capacité à tolérer la frustration est une fonction saturnienne. Mars est évidemment également impliqué dans ce groupe de caractéristiques. L’incapacité de tolérer la frustration signifie que, pour le psychopathe, la rage devient un mode de vie.

    Dans l’ensemble, nous avons tendance à faire face à de tels événements. Nous ne ressentons rien de pire qu’un peu d’irritabilité. Ensuite, on s’en remet. Nous faisons preuve de maîtrise de soi à un degré plus ou moins grand, et nous nous adaptons aux circonstances.

    Mais la personnalité psychopathe n’a aucune tolérance pour la frustration. Il s’engouffre dans la rage. Cette rage disproportionnée en réponse aux frustrations mineures de la vie est caractéristique des réponses psychopathiques. La rage est énorme, et il n’y a pas de maîtrise de soi.

    Le psychopathe n’a pas la capacité à se dire : « Pourquoi suis-je si contrarié ? Quel est le problème ? »

    Cette incapacité à tolérer la frustration, combinée à l’incapacité de contrôler ses effets, a des implications terrifiantes.  Vous pouvez voir à quel point elle est étroitement liée à la violence. Vous pouvez également voir à quel point il est lié au sens grandiose de l’importance de soi. « Pourquoi devrais-je supporter ces frustrations ? », dit le psychopathe. « Je suis tellement plus important que tout le monde. » Pourquoi devrais-je me soumettre à de telles choses ?

    Réfléchissez à deux fois aux méthodes d’éducation faisant la part belle au concept de l’enfant roi à qui l’on n’apprend ni la frustration ni la capacité à différer l’assouvissement de ses désirs

    Mais il y a quelque chose de plus profond. L’inflation narcissique masque un sentiment d’inutilité totale, de vide et d’impuissance. Chaque frustration mineure gonfle ce sentiment terrible de vide et d’impuissance. La réponse violente est la façon du psychopathe de restaurer un sens illusoire du pouvoir.

    Frustration : facteurs astrologiques

    Saturne en aspects difficiles est le facteur numéro 1

    • lié à mars ou à vulcain = sentiment de pouvoir personnel entravé, refus de l’autorité
    • lié à vénus = désirs entravés, sentiment de ne pouvoir avoir ce que l’on voudrait obtenir, peur de déplaire, sentiment de déplaire, de ne rien valoir
    • lié au soleil : le sentiment du moi entravé, faible, rigide ou déstructuré, refus d’accepter l’autorité et les limites
    • lié à la lune : besoins entravés, niés, non satisfaits
    • lié à Zeus : manque de sens directionnel

    Mais aussi

    • « mars Neptune » : sentiment d’impuissance
    • « soleil Chiron » ou « soleil Hadès » : un « moi » blessé, faible, détruit ou en souffrance
    • « mars Chiron » ou « mars Hadès » en signe fixe notamment : pouvoir personnel amputé et/ou détruit, se sentir humilié, car on se sent faible ce qui engendre de la rage et parfois la haine
    • « Saturne Neptune » : le sens des limites (et des frontières) entre « le moi » et le « non moi » est flou et déformé

    Tous ces aspects génèrent de la frustration. La frustration génère de l’irritation et de la colère.

    Saturne en signe marsien (bélier, scorpion) peut donner un sens du contrôle de soi difficile et/ou de l’obstination. Saturne en scorpion peut évoquer un surmoi (acceptation des règles) submergé par les pulsions que l’on nomme le ça (scorpion, pluton).

    Saturne carré (ou en opposition) Poséidon ou Kronos carré Poséidon évoque un faible sens moral ou un faible sens de la droiture

    Mais aucune configuration astrologique ne fera de quelqu’un une personne qui ne supporte pas la frustration à coup sûr. Chaque aspect peut se lire sur un large spectre, du plus créatif et positif au plus destructeur. Et le thème ne le dit pas, seul un dialogue suivi avec la personne concernée peut nous aider à le discerner.

    Difficultés ou incapacité à se responsabiliser

    Comme le manque de remords, cette dernière caractéristique sur la liste liée à la psychopathie est extrêmement importante. Le comportement psychopathe, lorsqu’il est confronté, blâme invariablement quelqu’un d’autre. Il ne semble pas posséder la capacité de se dire : « J’ai commis cet acte par choix. Je dois prendre mes responsabilités ».

    Si le comportement est reconnu, sa cause est toujours attribuée à une source externe. Parce que de nombreux psychopathes sont très intelligents, ils comprennent souvent assez la psychologie pour convaincre d’autres personnes que leurs actions étaient « causées » par la violence parentale ou quelques maux sociaux.

    Récemment, nous semblons être devenus une société qui cherche toujours à blâmer les facteurs externes pour notre violence et notre cruauté. Le psychopathe rejette la responsabilité sur les autres, et c’est l’une des raisons pour lesquelles il est pratiquement impossible de travailler avec une personnalité psychopathe. Tout processus thérapeutique efficace dépend de l’autoresponsabilité du patient.

    Il doit y avoir un moment où la personne doit être capable de se dire : « J’ai contribué à mon propre gâchis. J’avais la liberté de choisir et j’ai mal choisi. Je fais partie de l’équation, consciemment ou inconsciemment, même si d’autres sont également impliqués ».

    Le psychopathe n’en arrive jamais là. Le blâme est posé sur tout ce qui vient à portée de main.

    Défaut d’accepter la responsabilité : facteurs astrologiques

    Là encore, Saturne reste le facteur n° 1 des indices astrologiques en ce qui concerne la responsabilisation et la verticalisation.

    • un aspect « Saturne Neptune » peut venir diluer ce sens des responsabilités et amener à des difficultés de verticalisation
    • une opposition ou un carré « soleil Saturne » : une difficulté à être conscient de soi qui amène à projeter sur l’autre ce que nous sommes, nos choix
    Mais aucune configuration astrologique ne fera de quelqu’un une personne qui ne se responsabilise pas à coup sûr. Chaque aspect peut se lire sur un large spectre du plus créatif et positif au plus destructeur. Et le thème ne le dit pas, seul un dialogue suivi avec la personne concernée peut nous aider à le discerner.

    La psychopathie et la personnalité infantile

    Tous les traits évoqués plus haut peuvent être manifestés par un enfant dans un « moment de colère ». Dans une situation difficile, les enfants mentent. Ils frappent et ils disent : « C’était de sa faute. ».

    La plupart, sinon la totalité, des caractéristiques de la liste pourraient décrire la personnalité infantile. Mais quand la personnalité infantile reste infantile tandis que le corps et le personnage grandissent, quelque chose d’un peu plus sinistre est annoncé.

    La différence la plus importante, que nous explorerons plus en profondeur plus tard, est le désir du psychopathe de détruire, qui est froid et sans affect. Les enfants, quand ils deviennent destructeurs, le font avec la chaleur des affects.

    Les enfants deviennent furieux, et ils veulent tuer leur petit frère parce que papa le préfère, ou ils veulent taper maman parce qu’elle a refusé un dernier bonbon. Les émotions sont certainement violentes, et parfois le comportement l’est aussi. Mais le manque effrayant d’affect chez le psychopathe reflète la mentalité d’un prédateur, pas celle d’un enfant aux prises avec ses émotions.

    La psychopathie et la personnalité infantile : facteurs astrologiques

    • Une forte tendance « taureau ou maison 2 » qui met en exergue un complexe lié au mythe de Déméter et de coré, sans contrebalance d’indices de verticalisation dans le thème astral.
    • une lune dominante, le signe du cancer dominant
    • un saturne attaqué par des transsaturniennes
    Mais aucune configuration astrologique ne fera de quelqu’un une personne infantile à coup sûr. Chaque aspect peut se lire sur un large spectre : du plus créatif et positif au plus destructeur. Et le thème ne le dit pas, seul un dialogue suivi avec la personne concernée peut nous aider à le discerner.

    La compensation de l’inflation

    Cela se repère souvent dans un thème par des aspects entre « un pôle faible et fort ». Exemple : « vénus conjointe à saturne » (faible estime de soi — sentiment de n’avoir aucune valeur, isolement social, frustration, etc.) en trigone à Jupiter en lion et en maison 5 (inflation du soi), ou encore un soleil en sagittaire.

    Le trigone de Jupiter permet d’échapper à la solitude et l’autodénigrement en nourrissant, en créant des fantasmes sur sa grande importance.

    Mais attention, cela pourrait aussi être tout aussi vrai pour un artiste avec cette configuration. Cette douleur pourrait alimenter son travail créatif et faire office de drain.

    On peut retrouver cela aussi avec un soleil en maison 12 (ou mars) en trigone ou en sextile à un Jupiter fort, si le soleil n’est relié à rien d’autre. La douleur se dirige facilement (trigone et sextile) vers ce Jupiter.

    Ces configurations pourraient conduire à un désir de compensation chez n’importe quelle personne, psychopathe ou non, parce que Jupiter est le seul exutoire pour la douleur de la conjonction « Vénus Saturne » ou du soleil en maison 12.

    Neptune a aussi son rôle à jouer, car il porte en lui, une composante messianique. Une conjonction « Jupiter Neptune » a une grande gamme d’expressions. Elle est souvent associée à une propension au mysticisme.

    « Jupiter Neptune » peut refléter une qualité de dévotion et la nécessité de servir un principe unificateur plus élevé. Si le « moi » est faible et que les réactions émotionnelles sont déformées, « Jupiter Neptune » peut produire un élément messianique (« je dois sauver ») qui, combiné à d’autres facteurs, peut être très problématique et même dangereux, pour soi-même ou pour les autres.

    Le manque d’empathie

    Le manque d’empathie est étroitement lié au manque de remords, ils font partie du même pattern.

    Le manque de remords et le manque d’empathie sont autant de questions liées à la réponse émotionnelle et à la capacité de s’identifier aux sentiments des autres. L’empathie appartient au royaume lunaire. Malgré l’importance du Soleil dans les problèmes narcissiques, les perturbations lunaires, plus que tout autre facteur astrologique, se trouvent au cœur du comportement psychopathologique.

    Le manque d’eau dans un thème de naissance décrit un manque d’adaptation dans la fonction de ressenti, plutôt qu’une incapacité à l’empathie. Avec un élément faible ou manquant, la personne ne sait pas comment utiliser l’élément.

    Il est important de se rappeler que les signes du zodiaque décrivent les qualités d’expression, et non les motivations psychologiques.

    Les signes d’eau ne décrivent pas notre capacité à ressentir. Ils décrivent la façon dont n’importe quelle planète placée dans ces signes est expérimentée et exprimée.

    Mercure en signe d’eau par exemple, nous parle du moyen de traiter et de comprendre l’information. Par le biais émotionnel, plutôt que par des concepts abstraits, comme c’est le cas avec l’air, ou par l’intuition, comme c’est le cas avec le feu, ou par des faits observables, comme c’est le cas avec la terre.

    En fait, l’eau prédomine dans les cartes d’un grand nombre de psychopathes (absorber, éponger, sensibilité, vulnérabilité, sensibilité aux ambiances et aux courants collectifs). Mais d’une certaine façon, pour une raison quelconque, la Lune ne fonctionne pas. La capacité de se connecter avec un autre être humain d’une manière empathique est absente ou gravement altérée.

    Le rôle de la Lune dans la psychopathie

    La lune, Uranus, Pluton et la dissociation

    Les oppositions lunaires à Uranus et Pluton sont certainement pertinentes et évoquent la peur de l’abandon et la peur de l’engloutissement.

    Certains sont de la génération « Uranus-Pluton » des années 1960, avec la lune faisant un aspect difficile à la conjonction. Nous ne pouvons pas supposer que toute personne née avec la Lune en aspect dur à « Uranus Pluton » n’a jamais été aimée, et encore moins qu’ils soient des psychopathes.

    La Lune en opposition à « Uranus Pluton », peut évoquer la maladie de la mère ou des angoisses financières plutôt qu'un manque d’amour ou d’affection physique. L’affection peut être intermittente ou trop intense en alternance avec des moments de froideur et de manque de contact. La mère peut être ressentie comme instable ou dangereuse.

    Le psychiatre John Bowlby parle des réponses des enfants retirés de leur mère — physiquement ou psychologiquement, au cours de la phase de séparation précoce a seulement quelques mois. Il décrit trois étapes : la protestation et le désir de retrouvailles avec la mère ; désespoir ; et enfin, détachement ou dissociation si la mère n’est pas « restaurée ». En d’autres termes, après un certain niveau de privation, l’enfant se désinvestit émotionnellement, ce qui définira le modèle pour toutes ses relations futures.

    De toute évidence, la privation doit être sévère, et le thème astral seul ne peut pas nous dire à quel point elle peut être grave. Le caractère de base doit aussi être celui qui ne peut pas bien faire face à ce genre d’expérience. Un enfant avec la Lune en Cancer ou en Poissons s’en sortira moins bien avec l’expérience de la séparation qu’un enfant avec la Lune en Capricorne ou en Verseau. Un petit taureau aura besoin de beaucoup d’affection physique. Une lune en maison 12 sera très sensible aux ambiances et atmosphères et donc très poreuse.

    Connaissez-vous la description de Winnicott de la mère qui est alternativement trop possessive et trop détachée ? Cela correspond bien à la Lune en opposition à Uranus et Pluton. L’enfant est d’abord étouffé, puis abandonné, puis étouffé puis abandonné à nouveau.

    • Uranus : détachement
    • Pluton : engloutissent

    Ce n’est pas nécessairement parce que la mère est « mauvaise » ou peu affectueuse. Cela peut être dû à des circonstances ou à la propre insécurité de la mère. Et nous devons aussi nous rappeler que cette configuration décrit quelque chose : une tendance inhérente à alterner entre le besoin extrême « de posséder » et l’extrême indépendance. Cela peut créer une énorme anxiété et générer des états d’anxiété cycliques et divers types de problèmes relationnels. Mais cela ne « cause » pas la psychopathie.

    Jusqu’à l’âge d’un an, le bébé s’identifie totalement à sa mère et apprend progressivement ensuite à construire son propre « moi » bien séparé.

    Quelque chose dans la personnalité psychopathe dissocie du sentiment, et la lune est liée à cela d’une certaine manière. Maintenant, nous devons nous demander s’il est possible de voir une propension à ce genre de dissociation absolue dans un thème de naissance. La distanciation émotionnelle (Uranus lune), lorsqu’elle est consciente, donne du détachement, et ce n’est pas obligatoirement négatif. Le détachement est une capacité très précieuse, au bon endroit au bon moment. Mais lorsqu’il est porté à l’extrême, il peut devenir une dissociation permanente.

    Psychopathie : la lune et Neptune

    La Lune décrit notre capacité à savoir rentrer en contact, à faire preuve d’empathie, à s’identifier émotionnellement aux autres. Pensez à ce qui est susceptible de se produire si cet « organe » relationnel est mis sous pression extrême. Comment réagissez-vous lorsque vous êtes vraiment acculé émotionnellement, ou menacé d’une expérience extrêmement douloureuse comme le rejet, l’abandon ou la mort de quelqu’un que vous aimez ?

    Chaque être humain a ses moyens individuels de faire face à ce genre de stress, et la lune de chaque personne répondra différemment selon sa maison, son signe et ses aspects. Nous pouvons en apprendre beaucoup sur n’importe quelle planète dans la carte en examinant comment cette planète réagira si la personne est dans une situation où la planète est menacée ou ses besoins ne peuvent pas être satisfaits. Par exemple, nous avons tous Mars dans le graphique. Si quelqu’un nous attaque, notre réaction sera décrite par notre Mars, parce que Mars est le combattant, le défenseur qui se mobilise pour assurer notre survie.

    La maison, le signe et les aspects de Mars diront quelque chose sur la façon dont nous rencontrons l’attaque. Si Mars est en bélier en face de Pluton, elle réagira très différemment de Mars en poissons ou face à Neptune.

    Une lune neptunienne est plus susceptible de créer un monde fantastique comme une réalité alternative. C’est pourquoi il est souvent lié à des talents créatifs. En outre, une Lune en poissons adopte facilement la posture de la victime. Certaines personnes, quand elles sont blessées, s’énervent vraiment et ripostent.

    La lune en bélier le fait, tout comme la lune en Scorpion, bien qu’il puisse réfléchir d’abord. Mais la lune en Poissons est plus susceptible de se dire, « Tout le monde me fait toujours du mal ». La passivité et la victimisation viennent naturellement à une lune en poissons blessée, surtout si elle est en trigone à Neptune qui peut s’identifier à tous les blessés de la terre. 

    Mais un aspect « lune Neptune » seul n’engendre pas de dissociation, pas plus qu’un aspect « lune Pluton » seul ou encore un aspect « Lune Uranus » seul.

    Une lune en aspect à Neptune peut provoquer la crainte d’être englouti par ses besoins émotionnels. Mais nous devons examiner la façon dont la lune peut accumuler les aspects difficiles tels que « Lune Uranus », « Lune Pluton », « Lune Hadès » si nous voulons comprendre la dissociation. 

    Psychopathie : La Lune et Uranus

    La lune en contact avec Uranus ne fait pas d’une personne un psychopathe. Mais il suggère une tendance à se déconnecter de ses émotions lorsqu’elles sont mises sous tension extrême.

    Comme je l’ai dit, la capacité de se déconnecter peut être extrêmement positive si elle est consciente. Les personnes ayant un contact « lune Uranus » blessé au début de leur vie se tournent vers un monde uranien pour comprendre pourquoi ils ont été blessés.

    C’est le potentiel créatif de « Lune Uranus » : chercher un système universel d’idées afin d’empêcher la douleur d’être écrasante, et acquérir une vision du monde plus grande ou plus inclusive dans laquelle la souffrance humaine a un certain sens. Un individu « lune Uranus » va essayer de placer la souffrance personnelle dans le contexte d’un système plus large.

    Chez certains « Lune Uranus », nous trouvons de nombreux sociologues, médecins, psychologues et astrologues, ainsi que ceux qui sont impliqués dans des causes humanitaires.

    Bien qu’une personne « Lune Uranus » se détache, la dissociation n’est généralement ni absolue ni permanente. À l’autre extrémité du spectre, cependant, est la personne qui se déconnecte de tout sentiment d’empathie ou d’identification émotionnelle avec d’autres, mais qui blâme à jamais le système pour sa brutalité froide.

    Nous ne pouvons pas savoir par le seul thème si l’aspect « Lune Uranus » se projettera dans une direction créative ou destructrice, ou un mélange des deux. L’aspect décrit-il quelqu’un qui, lorsqu’il subit une pression émotionnelle extrême, doit simplement avoir de l’espace de respiration et de distanciation pour faire face ou décrit-il quelqu’un pour qui la distanciation sera totale et irrévocable ?

    Psychopathie : La Lune et Pluton

    Maintenant, que fait l’individu avec une « lune Pluton » lorsqu’il est soumis à une pression et une douleur intolérables ?

    Tout est une lutte de survie pour les personnes « Lune Pluton », et la vie est ressentie comme très dangereuse, même dans le meilleur des cas. La personne « Lune Pluton » est très consciente de la mort au milieu de la vie, et des fins inévitables ainsi que de nouveaux commencements. Les réactions émotionnelles sont intenses, et il est tout à fait impossible de réagir d’une manière fade ou superficielle à tout ce qui est vécu comme blessant ou comme une menace.

    Cela peut être très créatif si on le trouve chez quelqu’un qui peut utiliser cette perception de la pègre de la vie à travers un médium créatif. Il peut faire un merveilleux psychothérapeute ou guérisseur, ou un acteur, artiste ou écrivain superbe qui apportent de la profondeur, le sang et la passion dans leur travail créatif. C’est l’extrémité positive du spectre « Lune Pluton ».

    Une personne « Lune Pluton » est une psychologue instinctive. Dès le début de la vie, il y a une sensibilité à ce qui n’est ni vu ni parlé. Le monde invisible est d’abord perçu au sein de la famille, et les enfants « Lune Pluton » sont toujours conscients de la dynamique inconsciente dans le milieu familial.

    C’est une grande erreur pour les parents d’essayer de les tromper sur l’état réel des choses, parce que les mensonges sont vécus comme des trahisons. L’autre extrémité négative du spectre « lune Pluton » est la paranoïa. La vie est si dangereuse que la seule option est de frapper en premier, avant qu’on ne soit radié. Les griefs sont accumulés et soigneusement nourris, et la vengeance peut sembler le seul moyen de relâcher la pression.

    Comme pour tous les aspects, nous ne pouvons pas dire à partir du seul thème si les aspects « Lune Pluton » seront exprimés positivement, négativement, ou bien d’un peu des deux.

    L’aspect « Mars Neptune » et la cruauté

    Avec un aspect « mars Neptune », la capacité d’affirmation personnelle est réduite, car on s’identifie constamment aux autres et notamment à leurs sentiments. Bien sûr, cet aspect est aussi créatif et c’est un aspect commun dans les thèmes des acteurs et musiciens doués, et il peut donner une vraie magie à n’importe quel artiste en raison de la capacité de « devenir » d’autres personnes, grâce à l’intuition et grâce à ce qu’ils ressentent et aspirent. Comme tous les autres aspects planétaires, il est à double tranchant.

    Mais nous devons examiner la question de la cruauté potentielle par rapport à « Mars Neptune ». L’aspect lui-même ne rend pas les gens cruels, mais l’un des principaux facteurs de cruauté est la nécessité de transférer ses sentiments de faiblesse et d’impuissance à quelqu’un d’autre. Le comportement psychopathe est lié à la cruauté. Le psychopathe prend plaisir à humilier les autres. Il y a un plaisir à avoir le pouvoir sur les autres, et cela est lié à des sentiments intérieurs insupportables d’impuissance. Si l’on se sent impuissant, on essaie de le corriger en ayant le pouvoir sur quelqu’un d’autre. On l'humilie, on l'insulte. pendant quelques instants, cela nous permet de nous sentir (faussement) supérieurs en écrasant l'autre. 

    L’un des extrêmes les plus peu attrayants de tout cela est la pédophilie. C’est parce que les enfants sont petits et vulnérables, et si l’on se sent comme un enfant victime dans un grand corps adulte, une façon de se sentir plus grand et plus fort, et de libérer des décennies de rage réprimée est d’abuser d’un enfant. Il s’agit d’une projection de sa propre impuissance sur une autre personne. Si l’on peut se débarrasser du sentiment d’impuissance de cette façon, on peut dériver vers l’inflation du « moi » et se sentir fort. L’une des racines de la cruauté est le sentiment intérieur d’être un enfant victime.

    La fréquence statistique de la maltraitance des enfants chez les psychopathes nous indique clairement que la victimisation précoce d’une sorte ou d’une autre est une composante fondamentale de cette structure de personnalité. Bien que tous ceux qui ont été maltraités ne deviennent pas psychopathes, c’est un facteur environnemental important et récurrent.

    Ces personnes ont généralement été humiliées et soumises à la cruauté à un âge extrêmement précoce, et ils portent ces sentiments à l’intérieur d’eux. Ils ne guérissent pas, et ils ne ressentent pas en eux un sentiment de force intérieure. Ils doivent donc créer l’illusion du pouvoir de la manière la plus impitoyable : humilier, dégrader, insulter, maltraiter, faire mal avec des mots et/ou des coups.

    Souvenez-vous en : si quelqu'un vous humilie et vous insulte, il cherche à compenser et à masquer une force mentale intérieure qu'il n'a pas, mais vous envie. Vous faire tomber à terre est le seul moyen qu'il a trouvé pour se grandir.

    Tout ce qu’il faut pour déclencher la rage et les sentiments d’humiliation est un peu de frustration. L’intolérance à la frustration est, comme nous l’avons vu, l’une des principales caractéristiques du psychopathe. Il est par exemple humiliant pour eux de travailler sous l’autorité de quelqu’un d’autre parce que ce terrible sentiment d’impuissance est déclenché encore et encore.

    La cruauté est une tentative de rétablir l’équilibre. Bien sûr, « Mars-Neptune » peut être un aspect extrêmement créatif, à condition qu’il y ait une conscience suffisante pour reconnaître et contenir les sentiments cycliques de faiblesse ainsi qu’une volonté et une discipline suffisantes pour exprimer l’énergie par des canaux imaginatifs.

    Mais si l’aspect se combine avec d’autres facteurs tels qu’une structure de personnalité infantile et une propension à la déconnexion émotionnelle, il peut devenir très cruel. Sous cette forme, « Mars-Neptune » peut être soit une victime, soit un agresseur, mais les deux jaillissent de la même racine. Ils sont les deux faces d’une même médaille.

    La souffrance de l’âme

    La Lune et Chiron

    Chiron est préoccupé par un sentiment de blessure irrévocable, un sentiment de dommages qui vient à travers le collectif, mais que nous ressentons personnellement. Nous ne serons peut-être pas surpris par les carrés, les conjonctions ou les oppositions « lune Chiron », mais les trigones « lune Chiron » ont aussi un grand rôle à jouer et peut-être même plus encore.

    Le trigone suggère qu’il peut être plus facile de se déconnecter de la douleur des sentiments, ne laissant qu’un cynisme froid. On pourrait aussi s’identifier de façon passive au rôle de la victime : « Je suis abîmé et je ne peux rien y faire. »

    Les expériences Chiron, comme celles de toutes les planètes, impliquent un processus de développement et ont le potentiel de passer par plusieurs étapes. Il y a une première étape de rage et de blâme : le sentiment d’être injustement victime, endommagé ou mutilé, et rempli d’amertume. Avec une plus grande conscience, cette étape peut se transformer en une expérience de souffrance sans rage, et finalement on peut arriver à un lieu de compassion profonde et d’acceptation.

    Avoir un trigone entre la lune et Chiron peut signifier que le poison circule librement sans que nous en ayons conscience. Un bon parallèle peut se faire avec la façon dont le corps humain traite l’infection. Les abcès sont une manière pour le corps de rejeter l’infection. Ils sont extrêmement douloureux, mais ils sont un signe que l’infection a maintenant été localisé, le pus peut être libéré, et la guérison peut avoir lieu. Mais parfois, une infection reste non détectée, provoquant une fièvre débilitante de faible intensité, mais ne causant jamais assez d’inconfort pour que la personne cherche un traitement. Cela ne fait pas mal, mais la force vitale est constamment vidée. Si vous pensez à cette analogie sur le plan psychologique, vous pouvez voir qu’un trigone « Lune Chiron » peut fonctionner comme une infection psychique chronique de basse intensité.

    Il y a une grande amertume cachée dans l’âme, et elle bloque joie et espoir, mais l’amertume ne se montre jamais d’une manière évidente. Il conduit au cynisme et à la déconnexion, plutôt qu’au genre de souffrance qui pourrait conduire à la compassion et à la libération.

    Bien sûr, cela ne signifie pas que chaque personne avec une « lune Chiron » en trigone ou sextile conduit à cet état. Cela ne signifie pas non plus que les aspects durs génèrent automatiquement la conscience. Les aspects durs et mous peuvent mener à une capacité à comprendre avec empathie la souffrance. Mais si l’amertume passive de l’aspect harmonieux se mêle à des facteurs astrologiques plus destructeurs et que l’individu est inconscient des deux, le résultat peut constituer une partie importante de la dynamique intérieure du psychopathe. C’est peut-être pourquoi les aspects « lune Chiron » apparaissent si fréquemment dans les thèmes des tueurs en série.

    La Lune et saturne

    Pourquoi les contacts « Lune Saturne » devraient-ils être si fréquents dans les cartes des tueurs psychopathes ? Il s’agit d’un aspect qui peut refléter un fort sens des responsabilités et une capacité à faire face à une frustration considérable.

    Chez beaucoup de gens, il fonctionne d’une manière extrêmement positive, si l’aspect est intégré. Ces gens contiennent leurs émotions et font face à leurs propres problèmes. Ils sont réalistes quant à leurs propres limites et d’autres personnes. Mais, comme pour l’aspect « Lune Chiron », il peut générer un sentiment de victimisation. Si l’aspect n’est pas intégré et que Saturne est projeté sur les autres, la personne peut être un vrai pleurnicharde :

    • « Personne ne m’aide jamais. Je dois toujours tout faire moi-même ».
    • « Les personnes sont égoïstes et froides ».
    • « La vie est injuste ».

    Comme pour l’aspect « lune Chiron », « lune Saturne » décrit un processus qui s'exprime sur un large spectre, du ressentiment infantile à la sagesse et à la force.

    Comme avec toutes les configurations planétaires, la plupart des gens présentent un mélange des deux, et nous ne savons pas à partir du thème seul ce qu’une personne fera de cet aspect.

    Une personne « Lune Saturne » peut se sentir vulnérable, parce qu’elle a une difficulté à intérioriser une « image mère » positive. La mère avait peut-être l’air froide ou inaccessible. La personne peut avoir été l’aînée, accablée par la tâche de s’occuper d’autres enfants, ou un enfant unique et donc sans frères et sœurs pour communiquer avec. Il y a souvent une grande solitude dans l’enfance, et aucune chance réelle d’être insouciant et joyeux.

    Parfois, un aspect « lune Saturne » décrit un enfant qui est littéralement abandonné, mais même si les parents sont présents, le paysage intérieur est souvent celui d’un orphelin. Si le mal est assez grand, Saturne peut étouffer le besoin lunaire de tendre la main à d’autres personnes. Saturne dit à la Lune : « Ne pensez même pas à demander quoi que ce soit à personne. Vous serez rejeté à nouveau ».

    Une personne « Lune Saturne » peut être terriblement fière, et l’isolement peut devenir un mode de vie. Essayez d’imaginer un enfant avec « Lune Saturne » qui a été soumis à des abus. En quoi est-ce différent d’un enfant avec « lune Jupiter », qui a été soumis aux mêmes abus ? Comment vont-ils se sentir ? Si une personne « Lune Saturne » est profondément blessée, cela confirmerait sa vision cynique des autres. Ils ne feraient plus confiance à personne.

    L’aspect « Lune Saturne » envoie alors le message : « Je n’ai plus jamais besoin de personne. Je ne laisserai jamais quelqu’un près de moi. Je ne redeviendrai plus jamais dépendant de personnes. Personne n’aura jamais le pouvoir de me contrôler. »

    Les personnes « Lune Saturne » peuvent engendrer involontairement ce qu’ils craignent le plus, et ne réalisent pas qu’ils ont conçu leur propre isolement. Ils ont tellement peur du rejet et de l’humiliation qu’ils s’emmurent ou exigent tant de garanties d’amour que d’autres sont rebutés.

    La méfiance d’une personne « Lune Saturne » peut être très blessante. Tous les efforts pour leur offrir de la chaleur et la soutenir se traduisent par des critiques ou l’accusation implicite que cela n’est pas assez, et finalement on renonce à essayer.

    Est-ce que le vrai psychopathe se fabrique ?

    Quelles que soient les conclusions que nous pourrions tirer du thème, nous examinerons toujours une collision entre la personnalité inhérente et l’environnement.

    Quelle que soit la nature de la souffrance ou de la pathologie d’un individu, le thème, qui décrit le caractère inhérent, interagit toujours avec l’environnement, à la fois familial et social. Le tempérament peut être similaire à celui de beaucoup d’autres personnes qui n’affichent pas de comportement psychopathique. Mais si ce tempérament rencontre le bon type d’environnement social et parental, le mélange résultant peut engendrer ce que nous appelons la psychopathie.

    Il peut y avoir un composant génétique impliqué. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce qu’une prédisposition génétique ? Est-ce physiologique ou psychologique ?

    Il est très probable que nous ayons tous au moins un, sinon plus, de ces facteurs listés dans notre propre nature, mais c’est l’image globale qui révèle la psychopathie.

    Nous devons évidemment être prudents avec cette image clinique. Ce n’est pas parce que quelqu’un manque de maîtrise de soi, ou ne peut pas tolérer la frustration ou a besoin d’une stimulation mentale constante, ou manque d’empathie pour certains types de personnes que cela fait de lui un psychopathe.

    Beaucoup de personnes avec un « Mars Uranus » ne peuvent pas tolérer la frustration, et beaucoup de personnes avec un aspect dur « Soleil Neptune » peuvent adopter un mode de vie parasite. Les personnes marquées par « Mercure Jupiter » peuvent avoir du mal à se concentrer ; celles par « Vénus Saturne » peuvent être très sélectives dans leur empathie.

    Ces configurations décrivent simplement les qualités de caractère qui peuvent être exprimées à plusieurs niveaux, positives ou négatives. Ils ne sont pas, en eux-mêmes, des indicateurs de psychopathie.



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