Accepter et Faire la paix avec son passé

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Accepter et digérer son passé

Le passé conditionne notre présent. Ce présent, qui pourrait figurer beaucoup plus radieux si seulement le passé ne nous faisait plus souffrir ; si ce passé ne nous donnait plus d’envie de vengeance, de rancune et si surtout il ne nous empoisonnait plus l’existence.

Les expériences passées constituent les fondements de votre comportement d’aujourd’hui, et celui-ci détermine votre avenir. En dépit des souvenirs heureux, d’autres, aussi, vous tirent en arrière et restent un obstacle à votre complet épanouissement et à votre bonheur.

Votre passé en clair

Quand vous étiez petit, vous avez reçu toutes sortes de messages, d’injonctions des adultes qui vous entouraient, ce qui a influencé votre vision de vous-même, des autres et du monde. Vous avez vécu un certain nombre d’expériences qui ont façonné votre système de croyances (opinions que vous avez de vous-même, des autres et du monde en général) et qui conditionnent vos sentiments et vos actes.

Parfois, le souvenir du passé vous réchauffe le cœur. Mais à d’autres moments, votre passé va susciter en vous tristesse ou colère, ou un mélange de sentiments. Aucune vie n’est entièrement heureuse ou malheureuse, mais certaines personnes vivent plus d’expériences difficiles, voire douloureuses, que d’autres. Si c’est votre cas, il est compréhensible que vous ayez plus de sentiments amers qu’agréables. Votre passé vous oriente dans un sens et vous pousse à agir conformément à ce que vous pensez. La confiance en soi et envers autrui devient difficile.

Prenez une feuille de papier, dessinez 4 colonnes : tranche d’âge — expériences heureuses — expériences neutres et expériences tristes.

Notez dans chacune des 3 colonnes tous les souvenirs bons ou mauvais qui vous viennent à l’esprit, correspondant aux différentes tranches d’âge. Enfin, prenez le temps de réfléchir à ces expériences, à ce que vous ressentez et pensez lorsque vous regardez ce que vous laissez derrière vous. Quelle expérience jugée heureuse ne vous a pas, au final, construit ? À l’inverse, quelle expérience jugée pénible vous a construit. Pesez le pour et le contre. Nul doute que certains événements resteront douloureux, mais vous arrivez sûrement à en relativiser d’autres.

Digérer votre passé

Lorsque vous vous penchez sur votre vie, éprouvez-vous de la colère ou du ressentiment envers certaines personnes ou à l’égard d’événements particuliers de votre vie. Peut-être avez-vous le sentiment d’avoir été maltraité, et de ne pouvoir le pardonner. Il n’est pas rare d’éprouver de la rancune contre ceux qui nous ont fait souffrir et de ressentir la façon dont la vie nous a marqués.

Pardonner aux personnes du passé

S’engager dans la voie du pardon ne signifie pas qu’il faille oublier ni excuser. Une expérience malheureuse peut se transformer en parcours positif. Pardonner à quelqu’un qui vous a blessé et abandonner toute réaction émotionnelle négative est le signe que vous avez la maîtrise.

La rancune, le ressentiment, la culpabilité et les blessures ont un effet négatif et peuvent vous conduire à :

  • nourrir un sentiment de culpabilité ou des remords
  • chercher à vous venger
  • éprouver une colère contenue, de l’animosité et de l’amertume
  • vivre constamment en mode défensif
  • vous ressentir en échec, rejeté, angoissé par l’opinion des autres
  • Vous sentir dévalorisé
  • être stressé.

Personne ne vous demande d’oublier ce qui vous est arrivé dans le passé, mais refuser de pardonner, c’est vous punir vous-même. Posez-vous une question : avez-vous envie de supporter une double souffrance : le passé et les sentiments négatifs liés au passé ou préférez-vous tirer une leçon positive des événements et aller de l’avant.

Vous avez maintenant pour tâche d’évacuer les sentiments négatifs que vous avez entretenus. Vous pouvez commencer par remettre en question la façon dont vous considérez ce qui a eu lieu.

Reconnaissez que personne n’est parfait et que cela vaut pour vous aussi ! Inspirez profondément et dites-vous en même temps : « Je n’ai pas à être parfait » et expirez et dites « ni les autres ».

Ressentez et exprimez les émotions du passé

Si vous vous estimez fautif, reconnaissez-le ; présentez des excuses. Il suffit parfois d’effectuer le premier pas. Si vous pensez ne pas être fautif, il est bon d’écrire pour dire à la personne à quel point cela vous a affecté.

Les gens ne se rendent pas toujours compte de l’effet de leur attitude sur les autres, et si on leur explique ce que l’on ressent, pour certains, cela les aide à ne pas reproduire les mêmes erreurs. Et même si la personne demeure tout à fait consciente de ses actes, le seul fait de lui dire vous enlèvera un poids, qu’elle vous écoute ou non.

Si vous ne ressentez pas l’envie de lui envoyer la lettre, écrivez-la et brûlez-la. Ensuite, affirmez : « Tout ceci ne m’affecte plus désormais, ce passé n’envahit plus mes pensées ».

Si la personne à qui vous en voulez est décédée, écrivez-lui, dites-lui ce qui vous a blessé, dites-lui que vous n’avez rien oublié, mais que vous lui pardonnez ou que vous essayez de lui pardonner. Ensuite, débarrassez-vous de la lettre, brûlez-la et ayez conscience que vous vous débarrassez en même temps de vos anciens ressentiments.

Acceptez que, faire à nouveau confiance à quelqu’un, cela prenne du temps ; on craint toujours d’être trahi encore une fois. Laissez le temps au temps.

Puisez de la force dans l’adversité du passé

La vie peut être dure, mais ceux qui naissent et vivent dans l’adversité réussissent parfois mieux que les autres. L’adversité peut engendrer un désir de s’en sortir ainsi que la volonté tenace de bien agir. On peut toujours tirer quelque chose de positif d’une situation pénible, voire traumatique. L’expérience montre que la plupart des personnes qui ont traversé de dures épreuves disent, après les avoir surmontées, qu’elles en sont sorties plus fortes, plus attentives aux autres et capables de comprendre les autres.

Demandez-vous : quel est l’intérêt de blâmer les autres ? Quel intérêt de blâmer la vie et se blâmer aussi souvent ? Cela améliorera-t-il votre vie ou n’est-ce qu’un gaspillage inutile d’énergie.

Prenez le temps de réfléchir à vos rancunes, à vos regrets. Vous font-ils avancer ou vous épuisent-ils ?

Admettez qu’il y a de très bonnes choses dans votre vie ou qu’il peut y en avoir. Essayez de vous nourrir des bonnes choses et de les cultiver. Plus vous vous concentrez sur ce qui apparaît positif, moins vous perdez votre temps sur ce qui semble négatif.

Trouver le moyen de pardonner donne un sens à sa vie. La pratique du pardon reste une philosophie positive et féconde du contrôle de soi.

Sachez être reconnaissants

La reconnaissance est excellente pour être heureux. Celui qui se cache derrière « le négatif de sa vie » continue de s’identifier à sa douleur. Vous n’êtes pas votre douleur. La douleur apparaît comme un vêtement auquel vous vous seriez identifié. Il ne s’agit pas de nier votre douleur bien réelle, mais de vous couper de vos liens de souffrance.

Si vous recherchez des motifs de gratitude chaque jour, vous vivrez beaucoup plus heureux et, à plus long terme, vous améliorerez votre santé, la qualité de vos relations et de votre situation dans le monde en général. Trouvez donc tous les jours des motifs de gratitude envers les autres et envers la vie.

Pensez à remercier intérieurement toutes les personnes qui ont croisé votre vie et vous ont aidé ; y compris ceux et celles qui vous ont permis de rencontrer votre point de force ou encore de découvrir une vocation.

Demeurez reconnaissants pour tous les petits plaisirs de la vie. Même un simple café bu avec délectation a demandé quantité de personnes que vous ne verrez jamais, mais qui vous ont permis de le boire, sans oublier la terre, le soleil qui ont permis à ces caféiers de pousser.

Prenez l’habitude d’apprécier les petits plaisirs de la vie et n’oubliez pas de les partager.

Pratiquer la gratitude

Quand on est capable de gratitude, on multiplie les émotions positives, on éprouve plus de satisfactions, on augmente notre vitalité et l’on se sent plus optimiste. Dire merci crée en nous des émotions et nous conduit vers le pardon. On éprouve alors un sentiment grandissant de bien-être. La gratitude n’implique pas que vous ignoriez les aspects négatifs de votre vie et de votre passé, mais permet de les surmonter et de leur opposer des valeurs positives.

Il existe deux sortes d’émotions négatives :

  • les émotions saines
  • les émotions malsaines.

Les premières concernent des sentiments naturels liés à la perte et sont souvent ponctuelles. Les autres (la rage, la jalousie, l’envie de vengeance, la négation, la dévalorisation) demeurent des émotions destructrices aussi bien pour vous que pour votre entourage. Éliminez-les et faites-vous aider si vous n’y arrivez pas.

Je suis plus chanceux que je ne le pense

Il est plus facile de dresser la liste de ce que nous n’avons pas que de ce que nous avons. Effectuez la liste de tout ce que vous détenez : santé, corps, famille, amis, animaux, travail, richesse intérieure, connaissances, etc.

Ne pas systématiquement utiliser le passé pour justifier le présent

Aujourd’hui est le premier jour de votre nouvelle vie. S’il y a des situations où il est juste d’interroger le passé pour comprendre notre présent, se tourner systématiquement vers lui nous prive de liberté au présent.

Faites la liste de toutes vos ressources au présent. Faites 4 colonnes :

  • Ce que je peux entreprendre maintenant
  • Ce que je peux entreprendre à moyen terme
  • Ce que je peux entreprendre à plus long terme

En face, ce dont j’ai concrètement besoin pour cela. Tout n’a pas été détruit en vous. Souvenez-vous, même une forêt qui brûle ne repousse que mieux ensuite, aussi affligeant que cela soit.

L’attachement au passé : astrologie et numérologie

En astrologie, une maison 2 et une maison 4 fortement occupée évoquent un fort attachement au passé. La lune, qui évoque tout réceptacle (on garde en soi, on conserve avec soi), et qui évoque l'anima agit de même. Ainsi si la lune est prédominante dans votre thème vous serez très attachée aux souvenirs du passé et plus encline à avoir des difficultés à vous en détacher ou à passer à autre chose après les coups durs et les traumatismes. La lune en maison1, en maison 2 ou en maison 4 est aussi un indice à prendre en compte, surtout si elle est en relation avec Saturne.

En numérologie, la répétition du nombre 2 ou du 4 (24 et 42 : idem) évoque aussi l’attachement au passé. Par contre, un individu dont le 5 est très présent dans le thème numérologique sera capable d’accepter la nouveauté et d’aller de l’avant.

Soyez vous-même à l’avenir

Être ce que l’on est ne coûte pas d’argent : juste du courage, de la détermination et quelques efforts. Au bout, la récompense, se sentir libre et sans poids à porter.

Prenez une feuille avec 3 colonnes et écrivez

  • ce que je veux
  • ce que je dois développer pour y parvenir
  • quelles actions concrètes

Le sac de cailloux du passé : visualisation créatrice 

Sans toujours s’en rendre compte, on porte avec soi tous ses problèmes, ses ennuis, ses échecs. On les ressasse sans cesse ; parfois on se sent coupable et toute cette vie passé apparaît pesante. Tellement pesante que l’on ne possède plus la légèreté de l’oiseau, libre d’aller où il le veut ; on ne vibre plus de l’insouciance de l’enfant qui rit pour un rien et de la philosophie du vieux sage pour qui tout réside à sa place.

  • Asseyez-vous en tailleur
  • si vous en possédez, mettez une musique relaxante
  • fermez les yeux
  • imaginez-vous faits de lumière (votre corps n’est plus que lumière et énergie).
  • stabilisez cette projection de vous-même.
  • pratiquez la respiration du ventre en 4-7-8 (on inspire 4 secondes, on retient son souffle 7 secondes et l’on expire 8 secondes) 10 fois.

Vous vous promenez sur un entier escarpé, accroché à votre épaule, un sac. Dans ce sac plein de cailloux. Chaque caillou représente une peur, un échec, une contrariété, un chagrin du passé. Votre esprit pénètre chaque caillou ; vous revivez les moments associés à chaque caillou. Au plus, vous passez d’un caillou à l’autre au plus votre sac pèse lourd, tellement lourd que vous en avez mal à l’épaule, votre dos brûle, vous manquez de tomber, car vous êtes déséquilibré.

Ressentez ce sac si inconfortable et douloureux ; imaginez à quel point vous vous sentiriez léger sans celui-ci.

Continuez de marcher, et sentez ce sac devenir impossible à porter. Levez la tête et regardez cette magnifique vision d’un lac bordé de pins et d’arbres majestueux. Tout semble si magiquement vivant, serein, paisible que votre sac tombe de votre épaule. Vous ne pouvez plus le porter. Seule votre sensation de bien-être compte. Imprégnez-vous de la beauté des lieux, respirez l’air, l’eau, le vent et la terre.

L’endroit est tellement joli que vos cailloux vous semblent subitement très laids, pesants, noirs, inutiles.

Visualisez vos cailloux, « du passé » ; prenez-les un à un et jetez-les dans le lac ; redonnez-les à la nature, à la vie, qui saura quoi en faire. Ce n’est plus votre souci. À chaque caillou lancé, visualisez vos peurs, vos échecs et chagrins disparaitre. Vous n’en êtes plus le gardien, le dépositaire.

Une fois tous les cailloux rendus au lac, sentez comme votre cœur, votre corps est léger, lumineux, en parfaite harmonie avec la beauté des lieux.

Comprendre le fonctionnement de sa psyché
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Je veux être bien avec moi-même

faire la paix avec son passé en questions

Faut-il oublier un passé douloureux ?

Pas du tout. Même si vous l’oubliez, il reste gravé dans votre inconscient et donc dans votre corps et imprègne votre énergie. Il continue donc de s’exprimer à sa manière, mais vous ignorez qu’il le fait à votre insu. Autant l’accepter et travailler à ce qu’il n’affecte plus votre corps ni vos émotions. Le fuir, c’est courir tout droit vers la somatisation.

Et si je ne me souviens plus d'une partie de mon passé ?

Le corps s’en souvient, et l’inconscient aussi, et vous donne des indices par le biais des affects (tristesse, peur, colère, angoisse, etc.) par nature difficilement contrôlables. Différentes techniques permettent de couper les liens de souffrances du passé : la kinésiologie, l’EMDR, mais aussi l’astropsychologie ou encore la visualisation créatrice.

Le travail sur l'acceptation de son passé fonctionne-t-il toujours ?

Comme pour tout travail sur soi, ce qui potentialise la réussite, c’est l’intention. Si vous souhaitez travailler sur vous-même, mais au fond vous vous identifiez à votre douleur ou votre douleur apporte des bénéfices secondaires (être plaint, attirer l’attention, garder l’autre, etc.) dont vous ne voulez pas vous séparer alors cela ne fonctionnera pas.

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