La floraison du Moi - Cancer et Lion

La floraison du Moi : Dans les contes de fées, l’étape du singe du cancer évoque souvent la perle que l’on a en soi - le Moi. Elle symbolise la quête de l’individualité et l’accession au soi - la perle se forme bien à l’abri. La perle révèle son éclat dans le signe royal du lion. Elle rappelle ce qui de l’intérieur, fonde la souveraineté de l’extérieur. De son côté, la vierge les tisse en collier qu’elle porte en gage de fidélité à ce qu’elle est dans sa pureté de perle.

Sommaire

    La relation « mère fille » : les étapes de la floraison du « moi »

    Un enfant n’est pas destiné à appartenir à sa mère. Il est destiné à construire son « moi » différencié de celle qui l’a mis au monde. Ce « moi » sera testé à l’étape de la balance, lieu de domiciliation de Vénus et d’exaltation de Saturne et consolidé en Scorpion, maîtrisé par Mars et Pluton.

    Les signes du cancer, du lion et de la vierge entament le processus de floraison du « moi ».

    Dans les contes de fées, l’étape « cancer » évoque souvent la perle que l’on a en soi. Elle symbolise la quête de l’individualité et l’accession au soi (la perle se forme bien à l’abri). Les perles révèlent leur éclat dans le signe royal du lion. Elles rappellent ce qui de l’intérieur, fonde la souveraineté de l’extérieur. De son côté, la vierge les tisse en collier qu’elle porte en gage de fidélité à ce qu’elle est dans sa pureté de perle.

    Le signe du cancer : un miroir pour naître.

    Le signe du cancer est représenté par le crabe qui vit dans l’eau et possède une carapace. Sauf à changer d’état (glace ou vapeur), l’eau a besoin d’un contenant qui l’abri­te. Le cancer fait donc écho aux notions d’intériorité et de protection.

    La matrice et le germe, la coquille et l’œuf, le puits et l’eau, le foyer et l’hôte.

    Là où le signe des Poissons se consacre à l’universel, le signe du Cancer se consacre au particulier. Il offre chaleur et protection nécessaire à une forme spécifique de vie. Il crée les conditions de vie nécessaires à l’éclosion.

    Là où le signe du Taureau nourricier intervient en comblant le vide et la rupture occasionnés par l’étape « bélier », « le cancer » fait office de secours sur un versant psychique. La mère « lune - cancer » échange avec son enfant par le biais de regards et de sourires, de visage à visage. La mère est présente à elle-même en même temps qu’elle s’offre comme intime. Elle sourit et ses yeux s’humidifient : elle est remplie d’émotions qu’elle laisse à ressentir à son enfant.

    La mère voit en son enfant la perle la plus précieuse de toutes.

    Elle se penche sur l’enfant qui lui rappelle ce qu’elle est et a été. Exalté en cancer, Jupiter a réveillé la mémoire de ses propres origines. Le regard de la mère exprime la vastitude que Jupiter a restaurée. Que voit-il dans cette image de sa mère souriante ? Dans cette image de la lune dont on sait qu’elle a pour vocation de refléter et d’inspirer. L’expérience du miroir se répétant maintes fois a pour objectif de faire éprouver à l’enfant le « je suis ». La personne qu’il voit dans le regard de sa mère de­vient peu à peu présence intérieure. Il peut accepter l’absence de sa mère quelques moments dans la mesure où la présence à laquelle elle renvoie perdure en lui de façon sensible.

    Il n’attend plus sa mère uniquement pour qu’il la nourrisse, mais pour échanger de manière privilégiée avec elle. C’est le désir de l’autre qui se fait jour, prémices à la relation vénusienne. Ce visage que regarde le bébé est un visage qui le regarde, et qui change au gré des émotions, des états d’âme.

    L’enfant s’appréhende et se voit lui, dans le visage de sa mère. C’est une apparition, une image de lui-même.

    Le soi peut apparaître présent à l’enfant dans la mesure où il est rendu présent par un tiers.

    Là où la mère a besoin de l’enfant pour vivre, elle ne peut pas être un regard pour naître. La mère doit intégrer la différenciation pour ce faire. Le « soi » de l’enfant doit être pris en compte et non être confondu ou absorbé par le sien. Quand l’enfant est tout pour la mère et assimilé à la prolongation du « soi » de la mère, il ne peut y voir le sien.

    Narcisse se meurt faute de ne pouvoir voir autre chose dans l’eau que ce que sa mère y voit. Il est prisonnier du regard que porte sa mère sur lui. En phase cancer, là où la différenciation n’a pas lieu il n’y a pas d’issue vers soi. Là, où l’on demeure dans la pensée de sa mère et de ses ancêtres, il n’y a pas de « soi ». Jupiter, exalté en cancer, évoque, à ne pas s’y tromper la légitimité, la filiation.

    Son premier livre d’images, chacun l’a ouvert dans le re­gard de sa mère. De ce livre de soi, chacun conserve la mémoire, au sens de ce qui laisse une trace, une reconnais­sance.

    La « lune cancer » est sensible à ce qui est blessé ou à tout ce qui blesse. Elle sait bien que tout va se refléter dans le miroir. Certains regards sont en or quand d’autres tuent. Le type cancer ou le lunaire aime tout ce qui se rattache aux trésors, aux souvenirs, aux images et photos. Parmi eux, certains sont tellement occupés à les feuilleter que l’adaptation au monde et la projection dans l’avenir s’en trouvent mortellement compromis.

    Avec sa face qui va en arrière comme l’écrevisse ou le crabe qui marchent à reculons et regardent dans les miroirs du passé, la nostalgie est paresse et inertie. L’énergie reflue vers le miroir et ne peut pas se diriger ailleurs au sens de Jupiter. Il y a alors un risque de huis clos de type cancer, qui au lieu de faire grossir la perle pour lui permettre d’éclore, l’étouffe au point de la faire mourir.

    La parole du père est d’autant plus importante, qu’il n’est pas sous l’emprise du psychique maternel. C’est une parole qui délivre de l’enclos maternel tout puissant.

    Un complexe « lune / cancer » est une névrose de l’attachement, une mise à distance du tiers séparateur. Les relations amoureuses deviennent fusionnelles et tentent de rétablir le lien mère enfant. Il peut s’en suivre des velléités de communautarisme, du clanisme, de repli sur soi et son passé, et défense contre l’étranger.

    Le signe du lion : la floraison du moi

    La fleur est à la plante, ce que le sourire est au visage : un rayonnement. Le bourgeon s’ouvre en pétales. Le lion évoque la souveraineté individuelle. Il est très sensible au potentiel individuel, il aime susciter l’éclosion des talents.

    Il est bien placé pour répondre au regard de la personne qui cherche à être valorisé ou à le valoriser. Le lion, telle la fleur, cherche et attend l’épanouissement.

    Chaque enfant attend qu’on le regarde en tant que personne (dans son soleil). Quand Saturne rentre en lion, certains se réalisent quand d’autres plient sur le poids du doute.

    Saturne en lion : se confronter à la réalisation créative. Passer du désir de créer au fait même de le faire.

    En refusant de se confronter aux limites satur­niennes, ils conservent une image grandiose d’eux-mêmes. Avec saturne, il faut apprendre à peindre avant de devenir Picasso. Saturne ne tolère pas la réussite facile. Saturne est là pour nous aider à transformer le plomb terne de nos vies en or, par le travail et l’effort. Saturne rappelle qu’il n’y a pas de mûrissement sans frustration ni renoncement, tout comme il n’y a pas d’éclosion sans sevrage.

    Déméter fleurit et s’épanouit à travers sa fille, sa plus belle œuvre à ses yeux. Coré représente le soleil de Déméter. L’enfant de chair est confondu avec le « soi ».

    Certaines mères lune en lion sont tentées de mettre l’enfant à la place de leur propre soleil. C’est l’en­fant qui garde en vie la mère. Comment l’enfant peut-il vivre sa propre vie s’il se sent voué à faire vivre sa propre mère ? En lion, les enfants sont considérés comme des œuvres destinées à témoigner de la réussite des parents.

    L’enfant est investi de fierté ou de déception. Il flatte l’ego ou non. L’enfant sert alors à combler narcissiquement les parents. L’enfant, alors dépendant, comprend très vite qu’il doit satisfaire ses parents pour accéder à la reconnaissance. Si cet enfant atteint le succès, il reste étranger à cette réussite, car il a le sentiment que cela ne lui appartient pas. Il passe alors de l’exaltation à la dépression. Certains parents exploitent les dons de leur enfant, non pour l’enfant, mais pour la satisfaction parentale qu’ils en retirent. L’enfant devient garant de floraison de soi. Ces parents-là considèrent leurs enfants comme une projection d’eux-mêmes.

    Du cancer au lion, le « je suis » se risque à l’extérieur. C’est dans ce signe que l’on jubile « d’être ». À chaque approbation, il se trouve confronté dans son identité et se prend au jeu de l’exposition. L’enfant ressent ce feu de joie qui est pour lui jubilation d’être et d’exister. Cette jubilation enfantine fait écho en nous et à cette part spontanée d’expression de soi. Là où il fait l’objet d’admiration, l’enfant découvre l’impact qu’il a sur environnement.

    Si les parents en font le centre de toutes leurs attentions et ne rencontrent aucune résistance, ce petit roi soumettra son environnement au lieu d’accorder à autrui la même souveraineté.

    Le lion mal fixé : l’enfant tyran.

    Nous sommes passés d’une époque où l’enfant souffrait d’une carence d’investisse­ment à un excès d’investissement. Le parent qui démissionne de sa fonction saturnienne donne un statut de roi à l’enfant roi qui ne supporte aucune limite et aucune frustration. L’enfant reste en permanence à la recherche de gloire personnelle et de toute-puissance. L’accès à la phase balance (altérité saine) est compro­mis. On a tendance aujourd’hui à confondre le fait d’oc­troyer à l’enfant le statut de personne à part entière et celui de satisfaire toutes ses demandes.

    Toute une génération de parents qui ont subi une éducation répressive prend le contre-pied en rejetant l’autorité au sens saturnien du terme. Là où il faudrait s’inquiéter d’une intolérance à la frustration, ils se flattent de leur forte personnalité. Cette couronne d’enfant roi n’est qu’une illusion due à l’abdication de l’entourage. L’enfant roi fait pression sur son entourage pour le plaisir que lui procure sa position. Il veut tout et tout de suite. Adulé, il ne doute pas de sa supériorité, mais quand il s’agit de se mettre à la tâche, il se démotive. Il est persuadé qu’il peut fleurir sans talent et sans effort. Ces enfants-là confondent épanouissement et satisfac­tion immédiate de tous leurs désirs

    Le soleil et saturne s’opposent dans le zodiaque (axe lion/verseau) par maîtrise et exil et dans l’axe bélier / balance par exaltation et chute.

    Cronos dévore ses enfants leur interdisant toute souveraineté. Il impose sa propre loi. En grandissant dans un milieu arbitraire, l’enfant identifie la loi au pouvoir qu’exerce le plus fort. Ensuite, il peut, soi s’écraser et se soumettre, soit reprendre la tyrannie à son compte. Celui-ci peut ressembler à « l’enfant roi » devenu adulte. Ce comportement ne s’origine pas de la même manière.

    • l’enfant roi : le soleil ne veut pas se départir de sa toute-puissance
    • l’enfant saturnien se défend contre la peur de subir à nouveau la répression.

    La répression parentale n’est pas de l’éducation, mais du dressage. En soumettant l’enfant, il le dévore. Il nie ses désirs, il nie sa différence. Le père n’incarne pas la loi, il la représente, car lui-même s’y subordonne. Il parle au nom de la loi quand il limite ses pulsions et ses désirs.

    Le désir de l’enfant est entendu et validé, mais réorienté par le désir de l’autre qui fait limite. Éduquer, c’est apprendre à l’enfant à limiter ses désirs et ses pulsions sous peine de sombrer dans la domination et la dévoration. Éduquer, c’est aider l’enfant à intérioriser l’interdit.

    Obéir vient du préfixe latin => ob + oedire : écouter et donc écouter la personne devant soi.

    Il s’agit donc de prendre en compte l’avis du tiers. Prendre en compte l’autre et se soumettre n’ont rien à voir. L’enfant roi grandit dans un cadre où Saturne est en grande ca­rence. Pour prévenir tout conflit d’intérêts, on satisfait ses moindres désirs, renforçant ainsi la composante totalitaire de l’enfant qui n’apprend pas à faire le deuil de la phase « lion » faite de toute-puissance.

    Le parent cède à la dictature et le maintient dans l’infantilisme. Certes, l’enfant grandit, mais il ne mûrit pas. Incapable de faire face à la frustration, il ne sait pas gérer les échecs. La confrontation avec la réalité, lui ayant toujours été évitée. Le refus de l’autre lui est intolérable, seules sa propre satisfaction et sa propre gloire lui importent.

    Le signe de la vierge : à la recherche de la pureté du moi

    La vierge vient questionner et remettre en cause la souveraineté acquise en lion. La vierge représente une étape où le « moi » cherche ses limites en se démarquant de sa mère et de son environnement. Elle marque son opposition en disant non. En faisant cela, elle cherche à gagner son indépendance. En disant non, l’enfant fait coupure et décide de choisir par lui-même et pour lui-même. Il dit non pour exercer sa liberté de ne pas satisfaire sa mère.

    L’injonction de satisfaction étant au cœur de l’emprise maternelle. Les besoins de différenciation sont spécifiques au signe de la vierge. C’est une étape où l’enfant doit oser dire non, pour ne pas aliéner son désir à celui d’autrui. Toute sa vie durant, la vierge va expérimen­ter les frontières entre le « moi » et le « non-moi ».

    La Vierge comme les Gémeaux sont associés à Mercure : les échanges avec l’environnement. Mais là où le gémeau est dans la multiplication, la vierge est dans la division. Là où le Gémeaux est dans le « pourquoi pas », la vierge est mue par la question du choix et n’en finit pas de trier et d’élimi­ner.

    Alors que le « gémeaux » va à la rencontre de plus de monde possible, la « vierge » cherche à se situer et se positionner par rapport aux autres. La vierge est sélective, il n’y a pas plus criti­que que la vierge.

    Critique = Krisis = crise = décision. Trancher en latin signifie décider.

    Le tranchant de la vierge est lié à la parole. La vierge est si circonspecte qu’elle laisse passer beaucoup de trains, là où les Gémeaux souhaite­raient tous les prendre, quitte ensuite à se rendre compte qu’ils se sont embarqués dans un mauvais périple. La vierge prend de la distance et dissèque là où le Gémeaux prend de l’espace et opte pour l’intersection. La vierge distingue, dissocie, discerne et fait preuve de discrimination. Elle différencie. Les Gémeaux associent. La vierge opère de manière discursive. Elle tourne 7 fois sa langue dans sa bou­che. Au nom de la clarté, elle élimine tout ce qui s’écarte de son sujet, mais elle court le risque de la pensée linéaire, car elle répugne aux détours.

    « La vierge » est ainsi très sensible à la notion de frontières. Elle défend ses propriétés, son territoire et déteste que l’on touche à ses affaires ou être envahie. La vierge peut vivre toute sa vie sur un mode défensif, comme si la période vierge de délimitation et de différen­ciation n’avait pas pu avoir lieu.

    Elle continue de dire non pour ne pas se sentir parasitée et perdre son intégrité. Cette vierge-là peut s’opposer à tout et à tous, avec le sentiment de ne jamais être assez différenciée.

    Vénus est en chute dans le signe de la vierge et s’oppose à tout ce que la relation comporte de fusionnel, par peur d’être l’objet du désir de l’autre.

    Elle est la championne des affinités électives en se gardant de se mêler à n’importe qui ou n’importe quoi. Elle affole son sens critique et jouit de pouvoir l’exercer. Les « poissons » en face, sont associés à Vénus, Neptune et Jupi­ter. Chacune de ses planètes évoque le lien, la fraternité. Le pouvoir « de dire non » de la Vierge se substitue au lien. Certains natifs de la vierge semblent malgré eux, dire : « ne m’appro­chez pas ».

    La peur de l’envahissement déclenche le message subliminal de mise à distance. Le natif se préserve de l’affect par la rationalisation. Pour ne pas se faire contrôler, elle tend à contrôler et à décider pour autrui. Le contrôle faisant office de substitution à une différenciation déficiente.

    Quand le « non » ne peut pas s’ex­primer ouvertement, il le fait de manière détournée : la symptomatisation par le stress et les angoisses. Toute émotion non verbalisée est au contraire refoulée et rationalisée et se déplace vers le corps.

    Le cancer, le lion et la vierge posent de manière privi­légiée la question du « qui suis-je ». La vierge s’approprie son nom et son « je », en disant non. Ce qui suppose de recon­naître en soi, ce qui parle à notre place et se substitue à notre propre parole.

    La vierge refuse tout parasitage, qu’il soit familial, culturel, parental ou religieux. Son nom et son « je » doivent être purifiés de tout ce qui n’est pas lui.

    Mercure / Hermès a pour mission de nommer les animaux (pulsions) sauvages, mais aussi les animaux domestiques, dressés et asservis. Autrement dit, l’emprise de la parole d’autrui sur nous. Introjectée, cette pensée parasite peut donner lieu à des croyances, telles que : « je ne suis rien, je ne vaux rien ». Dès lors que l’on se confond avec les mots d’autrui, on inter­prète les événements selon les pensées d’un esprit destructeur (animaux sauvages et domestiques) qui a emprise sur soi.

    En vierge, il faut apprendre à différencier « les mots/pensées » qui nous appartiennent et ceux, simples reflets lunaires de la phase cancer qui appartiennent à d’autres. La vierge doit faire œuvre discriminante en différenciant (nommer) ce qui la colonise et l’aliène et ce qui appartient à sa propre virginité. La vierge qui a intégré ce signe n’a pas son pareil pour déchiffrer le langage de la maladie symptomatique de ce qui exprime une colonisation sur soi (maladies corps et esprit). La vierge ne veut tenir que d’elle-même. Non pas qu’elle refuse la relation aux autres, elle refuse toute dépendance et colonisation par l’autre.

    La vierge marque tous ceux qui s’intéressent aux détails comme une trace aboutie de différenciation de soi. Pour la vierge, la forme, c’est le fond qui remonte à la surface. Travaillée par le concept de pureté (n’être para­sité par quoi que ce soit), la vierge est souvent soumise au tyran intérieur de la critique et du perfectionnisme.

    Quand on cherche le plus de précision possible, on veut lever toute confusion possible, on souhaite extraire le diamant de sa gangue. On veut le sortir de l’amalgame.

    La pureté au sens chimique est dite d’un corps ou composant qui n’est pas mélangé à un autre.

    L’ambition de la perfection relève de l’inflation narcissique alors que la pureté relève de la transparence et de l’humilité de n’être que soi. La poursuite de la perfection se rattache toujours à ce qu’il convient de dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire dans la logique de la conformité ou non conformité à la parole d’autrui introjectée et qui a pris commande sur soi.

    Qu’une vierge veule se montrer si parfaite relève-t-il d’une expression authentique de soi ou d’un contrôle obsessionnel de sa propre image ?

    Placé sous l’égide de mercure, la vierge est le signe privi­légié de l’analyse (analysis => décomposer) et du fait de délier.

    • L’analyse est une opération mentale qui prétend à la clarté en décomposant et en classifiant.
    • Délier, revient à se délivrer de ce qui aliène.

    Une lune en vierge est une mère qui accueille la vie, mais ne se sent pas comme la mère archaïque à l’origine de la vie et dispensatrice de sa vie. Elle comprend parfaitement que l’enfant ne lui appartient pas et sont deux « moi » différents. Elle reconnaît l’enfant comme un autre « je suis ».

    Dès sa conception, il est différencié. La mère ne lui attribue aucune définition, aucune image. Il renvoie à « l’Oura­nos primordial », à la non-prédétermination. L’enfant n’est pas attendu comme un héritier ou comme quelqu’un qui doit venir la combler



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